Ce jour-là · Film H
Bamako 1946 : le congrès que Paris voulait empêcher
Le congrès du R.D.A., 18-21 octobre 1946 · un film de 11 min
Mis en ligne le 21 octobre 2026 · sous-titres anglais sur YouTube · Regarder sur YouTube
Octobre 1946. Deux avions volent vers Bamako, chef-lieu du Soudan français. Les deux sont fournis par le même gouvernement. Le premier emporte un député envoyé pour faire échouer un congrès. Le second, prêté par un ministre communiste, emporte ceux qui veulent le réunir.
Le 21 octobre 1946, malgré tout, le Rassemblement démocratique africain naît à Bamako. Félix Houphouët-Boigny le préside. Un instituteur de Bamako, Modibo Keïta, devient secrétaire général de sa section soudanaise. Et le député du premier avion, Fily Dabo Sissoko, a présidé la séance d’ouverture.
Le film raconte ce qui est prouvé et ce qui ne l’est pas : le ministre qui freine, le ministre qui transporte, le manifeste, le camion du marché, le congrès, puis le prix du lien avec le Parti communiste, jusqu’au désapparentement d’octobre 1950. Il y a quatre-vingts ans, du 18 au 21 octobre 1946.
Le récit
Le texte que dit la voix du film, chapitre par chapitre. L’heure indique où le chapitre commence dans la vidéo.
Deux avions 0:00
Octobre 1946. Deux avions volent vers Bamako, chef-lieu du Soudan français. Les deux sont fournis par le même gouvernement français. Le premier emporte un homme qui veut faire échouer un congrès. Le second emporte ceux qui veulent le réunir. 21 octobre 1946. Malgré tout, un parti naît à Bamako. Le Rassemblement démocratique africain. Le RDA. Une question va le suivre pendant quatre ans.
Que devait-il au Parti communiste français ? Et que lui coûtait ce lien ?
Acte I — Un ministère change de nom 0:37
26 janvier 1946, Paris. Le ministère des Colonies change de nom. Il devient le ministère de la France d’outre-mer. Son premier titulaire est un socialiste. Retenez ce nom : Marius Moutet. Cette année-là, des élus africains siègent à Paris. 22 juillet 1946. Naît l’intergroupe des peuples d’outre-mer, proposé par l’Algérien Ferhat Abbas. Le Sénégalais Lamine Guèye préside l’intergroupe des élus d’outre-mer.
L’intergroupe réclame le libre choix des peuples d’outre-mer. Jusqu’à l’indépendance, après vingt ans. Le titre VIII de la Constitution, voté avec les socialistes de Moutet, l’écarte. 29 septembre 1946. La Constitution est votée. Son article 80 reprend, mot pour mot, la loi Lamine Guèye : tous citoyens. Mais onze jours plus tôt, un autre texte est déjà parti. Peuvent-ils s’unir sans la permission de Paris ?
Acte II — L’appel 1:34
18 septembre 1946. Des invitations partent vers toutes les formations africaines. Elles portent un manifeste. Deux hommes l’ont rédigé. Le premier : Félix Houphouët-Boigny. Retenez ce nom. Le second : Gabriel d’Arboussier, né en 1908 au Soudan français. En juin 1946, il n’a pas été réélu député. Retenez aussi son nom. Le texte réaffirme l’adhésion à l’Union française. Il réclame l’égalité des droits politiques et sociaux.
Sa rhétorique est proche de la politique coloniale du Parti communiste français. Il s’achève sur trois appels : vive l’Afrique noire, vive l’union des Africains, vive l’union française des peuples démocratiques. Le rendez-vous : Bamako. Pas Dakar. Pas Abidjan. Bamako est choisie à la demande d’un élu soudanais. Retenez ce nom : Fily Dabo Sissoko. Signataires : Houphouët, Lamine Guèye, Sissoko, Apithy, Tchicaya, Yacine Diallo, d’Arboussier, entre autres.
Senghor, absent de la réunion de Paris, s’associe pourtant aux signataires. Plus tard, Sissoko niera : « Je n’ai jamais signé le manifeste. » Selon l’historien ivoirien Pierre Kipré, l’original porte pourtant sa signature. À Paris, un homme est informé très tôt. Raymond Barbé, chargé des colonies au Parti communiste. Il approuve. Retenez ce nom. Alors ce congrès, à qui appartient-il ?
Acte III — Le ministre qui freine 2:59
Moutet, lui, a sa réponse. Il voit dans le congrès une manœuvre du Parti communiste, proche d’Houphouët. Son ministère dénonce une entreprise communiste. Et fait pression sur les élus. Premier recul : les socialistes sénégalais renoncent. Lamine Guèye, doyen des élus, devient l’un des initiateurs de ce refus. Senghor se retire aussi, sous la pression du ministère et de la SFIO.
Deuxième recul : Yacine Diallo, député socialiste de Guinée, ne viendra pas à Bamako. Puis Moutet vise le Parti communiste lui-même. Barbé voyage avec un ordre de mission du ministre communiste de la Santé, René Arthaud. Moutet lui interdit de débarquer à Dakar. Le gouverneur général le laisse pourtant passer. Barbé affirmera que des élus furent « séduits et corrompus » par le ministère.
C’est son témoignage. Aucun document ne le prouve. Et Sissoko, l’homme qui a choisi Bamako ? Le ministère de Moutet met un avion à sa disposition. Selon Jeune Afrique, Moutet l’aurait payé pour saboter le congrès. Là encore, aucune preuve écrite. Il atterrit le 16 octobre selon Jeune Afrique, le jeudi 17 à 13 h 45 selon Kipré. Arrivé à Bamako, il demande à ses partisans de boycotter le congrès.
Qui, maintenant, osera encore venir ?
Acte IV — Le second avion 4:22
Le 17 octobre, un autre avion se pose à Bamako. À bord, après trois jours de voyage : Houphouët, Apithy, d’Arboussier et Barbé, l’interdit de Dakar. Leur avion est prêté par Charles Tillon. Tillon est communiste, ministre de l’Armement du gouvernement Bidault. Le même que Moutet. Un ministre qui freine. Un ministre qui transporte. De Conakry, Mamadou Madeira Keïta conduit onze délégués guinéens. Parmi eux, Sékou Touré.
Partis par le train du 14 octobre. Keïta appartient au Groupe d’études communistes de Conakry. À Bamako, deux élus vont se disputer la même foule. Lequel croira-t-elle ?
Acte V — Bamako 5:03
Place du marché, selon Jeune Afrique. Sissoko est debout sur un camion. Il traite Houphouët de marionnette des communistes. Houphouët lui demande le haut-parleur. Il réfute ses arguments, un à un. La foule bascule. C’est le récit de Jeune Afrique. Vendredi 18 octobre 1946. Le congrès s’ouvre à Bamako. Bamako, chef-lieu du Soudan français. Le Mali n’est pas encore proclamé.
Qui préside la séance d’ouverture ? Fily Dabo Sissoko. L’opposant de la veille. Environ 800 délégués sont venus d’Afrique occidentale et d’Afrique équatoriale françaises. Le thème central : « L’unité. Non à l’assimilation, oui à une union avec la France. » Quatre commissions : politique, économique, sociale, et la résolution générale. Un seul parti de métropole a envoyé des délégués : le Parti communiste.
Ses délégués, Barbé et Gérard Cauche, n’ont aucune fonction officielle. Pour le biographe André Lewin, leur rôle de coulisse est pourtant « important ». La notice de l’Assemblée nationale cite surtout deux animateurs : Houphouët et un instituteur. Retenez ce nom : Modibo Keïta. Né à Bamako le 4 juin 1915. Ancien de William-Ponty. Pas député : il ne le deviendra qu’en 1956.
21 octobre 1946. Meeting final. Le Rassemblement démocratique africain est proclamé. Son président, par acclamations : Félix Houphouët-Boigny. Quatre vice-présidents : Konaté, d’Arboussier, Apithy, Tchicaya. Le siège, et le comité de coordination : à Abidjan. À Paris, le groupe des élus RDA représente ce comité. Modérés, communistes, nationalistes : pas de ligne idéologique unique. Le 22 octobre naît la section soudanaise : l’Union soudanaise-RDA.
Mamadou Konaté la préside. Modibo Keïta en devient secrétaire général. Le parti est né. Mais à Paris, avec qui siégera-t-il ?
Acte VI — Le prix du lien 7:08
Moins de trois semaines plus tard, le 10 novembre 1946 : élections législatives. Les élus RDA s’apparentent au groupe communiste. Par l’Union républicaine et résistante, un groupe satellite du PCF. Apparentés. Pas membres. 27 décembre 1946. Barbé écrit à Saïfoulaye Diallo : n’adhère pas au Parti. Formation dans les Groupes d’études communistes, militantisme dans le RDA. Le PCF n’a pas de sections outre-mer.
Que vaut un allié quand il quitte le pouvoir ? 5 mai 1947. Le socialiste Paul Ramadier révoque les ministres communistes du gouvernement. En AOF, l’administration durcit le ton. La répression contre le RDA s’intensifie. Jugé « dangereux opposant », Modibo Keïta est interné quelques mois. 1948 : il est élu à l’Assemblée territoriale du Soudan. Janvier 1949 : deuxième congrès du RDA, à Abidjan-Treichville.
Avril 1949 : d’Arboussier participe à Paris au premier congrès des partisans de la paix. En Côte d’Ivoire, manifestations et émeutes se multiplient. Elles sont réprimées dans le sang. Le gouverneur Péchoux incarne l’hostilité ouverte de l’administration locale. Janvier 1950, Dimbokro. Treize morts, ou quinze, selon les sources. Le conseiller de la République Biaka Boda disparaît. Les réunions du RDA sont interdites. Houphouët est menacé d’arrestation.
Combien de temps le lien peut-il tenir ? Juillet 1950. D’Arboussier quitte son poste de secrétaire général. Ce mois-là, le sénateur de Guinée Raphaël Saller suggère une rencontre avec le gouvernement. René Pleven arrive à la présidence du Conseil. Avec François Mitterrand, son ministre de la France d’outre-mer, il rapproche les camps. 17 octobre 1950. Le désapparentement du RDA et du PCF est décidé.
Quatre ans, jour pour jour, après l’avion de Tillon. Houphouët publie le communiqué. Beaucoup de partisans ne comprennent pas. D’Arboussier publie des lettres ouvertes hostiles à ce virage. En Guinée, Sékou Touré, absent des négociations, s’y range en fidèle adjoint. 1952 : les élus RDA s’apparentent à l’UDSR. D’Arboussier est exclu du RDA en 1951. Il n’y reprend des activités qu’en 1955.
Le doute 9:35
Le doute. Le rôle du Parti communiste : prévenu tôt, seul parti présent, sans fonction officielle. Pour Lewin, un rôle « important ». L’Institut François-Mitterrand parle d’alignement idéologique et tactique. Un ancien dirigeant du RDA, Doudou Guèye, juge en 1975 cette influence exagérée, voire inexacte. Barbé, témoin fragile : il nie la présence de Sékou Touré à Bamako, contre l’évidence.
Pour Kipré, à la fin du congrès, les liens futurs avec le PCF restaient une question ouverte. Moutet a-t-il payé Sissoko ? Des élus ont-ils été corrompus ? Aucun document ne l’établit. Les signataires du manifeste : sept députés selon une source, quatorze selon un témoin cité par Kipré. Le virage de 1950 : abandon pour d’Arboussier et l’aile gauche, repli tactique pour d’autres.
Sa date varie : septembre, 8 octobre, 17 octobre 1950. Ou 1951, selon les sources. Et Modibo Keïta, pendant le congrès lui-même ? Les textes le décrivent peu. L’appel, lui, était collectif.
Épilogue 10:43
Septembre 1957. Troisième congrès du RDA. De nouveau à Bamako. Trois ans plus tard, le 22 septembre 1960, Modibo Keïta proclame l’indépendance du Mali. Mais tout avait commencé en octobre 1946, avec deux avions. L’un envoyé pour empêcher. L’autre prêté pour rassembler. Et l’homme du premier avion avait ouvert le congrès.
Les sources
- André Lewin, Ahmed Sékou Touré (1922-1984), président de la Guinée, vol. 1 (L’Harmattan, 2009), chapitre 8 : https://www.webguinee.net/bibliotheque/histoire/andre-lewin/sekou-toure-president/volume-1/chapitre08.html
- Pierre Kipré, Le Congrès de Bamako ou la naissance du RDA en 1946 (Chaka, 1989), extraits : https://www.webafriqa.net/library/history/le-manifeste-parlementaire-de-septembre-1946-et-la-necessite-de-lunite-daction/ ; https://www.webafriqa.net/library/history/les-delegations-du-congres-ou-les-perils-dune-mission-politique-en-1946/
- Jeune Afrique, « Naissance du Rassemblement démocratique africain » : https://www.jeuneafrique.com/103057/archives-thematique/naissance-du-rassemblement-d-mocratique-africain/ ; « Que reste-t-il de Modibo Keïta » (2015) : https://www.jeuneafrique.com/233613/politique/ind-pendance-du-mali-que-reste-t-il-de-modibo-keeta-cent-ans-apr-s-sa-naissance/
- Assemblée nationale, base Sycomore : Modibo Keïta, https://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche?num_dept=4120 ; Gabriel d’Arboussier, https://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche?num_dept=179 ; notice citée pour le congrès, https://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche?num_dept=4151
- Institut François-Mitterrand, « Face à l’administration coloniale » : https://www.mitterrand.org/face-a-l-administration-coloniale.html ; François Mitterrand, itinéraires africains avant la Ve République, sur Cairn : https://shs.cairn.info/francois-mitterand-itineraires-africains-avant-la-veme-republique--9782385190774-page-163?lang=fr
- Thèse sur le RDA et les Groupes d’études communistes (université de Californie, eScholarship) : https://escholarship.org/content/qt6j30k81b/qt6j30k81b.pdf ; Jean Suret-Canale pour la lettre de Raymond Barbé à Saïfoulaye Diallo du 27 décembre 1946 ; Doudou Guèye, Sur les sentiers du Temple (1975)
- L’Empire qui ne veut pas mourir (Seuil, 2017), sur Cairn : https://shs.cairn.info/l-empire-qui-ne-veut-pas-mourir--9782021464160-page-167?lang=fr
- Chapitre « Knowing the Postcolony » (Cambridge University Press), sur Mamadou Madeira Keïta : https://www.cambridge.org/core/services/aop-cambridge-core/content/view/845E7A6F2A9452EFD6EAEBAD5D38543A/9781139061209c1_p15-41_CBO.pdf/knowing_the_postcolony.pdf
- Encyclopaedia Africana, « Lamine Guèye » : https://encyclopaediaafricana.com/gueye-lamine/
- Digithèque MJP, le ministère de la France d’outre-mer : https://mjp.univ-perp.fr/france/1945outremer.htm ; Perspective monde (université de Sherbrooke) : https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve/1439
- INA, le congrès du RDA à Bamako, septembre 1957 : https://fresques.ina.fr/independances/fiche-media/Indepe00117/le-congres-du-rassemblement-democratique-africain-rda-a-bamako-muet.html
Ce qui reste contesté. Le rôle du Parti communiste : prévenu tôt, il a approuvé le projet ; un ministre communiste a transporté les délégués ; il fut le seul parti de métropole à envoyer des délégués, sans fonction officielle. L’ampleur de son influence divise : « important » pour André Lewin ; alignement idéologique et tactique pour l’Institut François-Mitterrand ; influence « exagérée, voire inexacte » pour Doudou Guèye, ancien dirigeant du RDA, dans ses mémoires de 1975. Selon la lettre de Barbé du 27 décembre 1946, le PCF ne recrutait pas en Afrique. Le témoignage de Barbé est fragile : il nie la présence de Sékou Touré à Bamako, contre l’évidence. Pour Kipré, les liens futurs entre le RDA et le PCF restaient une question ouverte à la fin du congrès. Les manœuvres de Moutet : Moutet aurait payé Sissoko pour saboter le congrès, c’est Jeune Afrique, sans document ; des élus « séduits et corrompus », c’est le témoignage de Barbé, sans document non plus. L’arrivée de Sissoko : le 16 octobre selon Jeune Afrique, le jeudi 17 à 13 h 45 selon Kipré. La scène du camion n’a qu’une source, Jeune Afrique ; Kipré situe le meeting place Borgnis-Desbordes, Lewin parle d’un meeting improvisé où la foule penche pour Houphouët. Les signataires du manifeste : sept députés selon une source, quatorze selon un témoin cité par Kipré. Les délégués : environ 800 selon l’Assemblée nationale, près de mille selon Lewin. Les présidences : Sissoko préside l’ouverture du 18 octobre (16 h) et la matinée du 19, Apithy ouvre la plénière du 20 ; Houphouët ne préside aucune séance. Le rôle de Modibo Keïta pendant le congrès lui-même : les textes le décrivent peu. Le virage de 1950 : abandon pour d’Arboussier et l’aile gauche, repli tactique imposé par la répression pour d’autres ; sa date varie, septembre, 8 octobre ou 17 octobre 1950, ou même 1951 ; l’exclusion de d’Arboussier, 1951 ou juillet 1952. Dimbokro, janvier 1950 : treize ou quinze morts. Charles Tillon est ministre de l’Armement en octobre 1946, non de l’Air. Aucune photo libre de droits de Fily Dabo Sissoko n’existe sur Wikimedia Commons : son portrait est un cliché de l’AFP, crédité à l’écran.
Les images
Les scènes marquées « reconstitution » sont des images de synthèse : aucun visage de personne réelle n’a été fabriqué. Les autres images sont des documents authentiques, archives, cartes postales et photographies de presse, via Wikimedia Commons :
- Un AAC.1 Toucan (Junkers Ju 52 construit en France), Ringway, 19 août 1948 — RuthAS, CC BY 3.0
- Fily Dabo Sissoko — photo AFP (via aBamako.com), droits réservés
- Passants dans une rue de Bamako, 1929, et le palais du gouverneur général à Dakar, 1929 — René Deslandes (BnF, Gallica), domaine public
- Marché aux poteries de Bamako, 1909 — Paul Deringère (BnF, Gallica), domaine public
- Première séance de la nouvelle Chambre des députés, 1er juin 1928, et le ministère des Colonies, rue Oudinot, 1932 — agence Rol (BnF, Gallica), domaine public
- Bamako, vue générale ; le Niger à Bamako ; la gare de Bamako, vers 1910 — cartes postales François-Edmond Fortier (1862-1928), domaine public
- Le Grand Hôtel de Bamako, 1950, et une rue d’Abidjan, 1950 — cartes postales, auteur inconnu, domaine public
- Façade du Palais Bourbon, 1935 — Willem van de Poll (Nationaal Archief), CC0
- Le gouvernement Ramadier, Paris, 27 janvier 1947 — Nationaal Archief, CC0
- François Mitterrand, 16 octobre 1959 — Anefo (Nationaal Archief), CC0
- Raymond Barbé, années 1950 — Archives nationales, CC0
- Charles Tillon, vers 1940 — Musée de Bretagne, domaine public
- Modibo Keïta à Maribor, 20 juin 1961 — Dragiša Modrinjak, archives du journal Večer, domaine public
- Félix Houphouët-Boigny, Gabriel d’Arboussier, Sékou Touré et Sourou Migan Apithy, 1958 — Présence Congolaise, domaine public
- Léopold Sédar Senghor, 1948 — Studio Harcourt, domaine public
- Marius Moutet, 1946 ; Lamine Guèye, 1946 ; Paul Ramadier, janvier 1947 ; René Pleven, 1950 — Keystone-France, domaine public
- Marius Moutet à Dakar, 1937 — agence de presse, domaine public
- L’Afrique occidentale française, carte de L’Illustration, 29 février 1936 — domaine public
Musique et habillage sonore : créations originales.