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Mardi 27 octobre 2026 Le Griot du Jour N° 109 — La Une du jour « Ce qui est dit ne meurt pas. »

L’enquête du dimanche

La rédaction reprend le sujet qui a traversé la semaine et va chercher ce que les dépêches n’ont pas dit. L’ouverture se lit librement ; la suite, avec votre compte — gratuit.

Enquête · 2026-10-25

Prix de la viande : la baisse s'est arrêtée à Gao, les étals de Bamako n'ont pas bougéPDF

Le lundi 19 octobre, à Gao, le kilo de mouton a perdu 500 francs. Deux jours plus tard, à Médina-Coura, Missira et Badialan, les bouchers de Bamako vendaient toujours aux mêmes prix. Entre-temps, plusieurs titres avaient annoncé une baisse « au Mali ». Qui a décidé quoi, et sur quelle base ? Notre recherche a été plus courte que prévu. Elle permet tout de même une réponse nette : dans les pages lues, on ne trouve ni arrêté, ni prix fixé par l'État. La baisse vient d'un barème décidé par des bouchers, et elle n'a pas quitté la Cité des Askia.

Enquête · 2026-10-18

Péages percés, routes défoncées, morts sans adresse : où va l'argent de la route malienne ?PDF

Cette semaine, la route a fait l'actualité sous plusieurs formes : des accidents à Ségou, l'alerte des usagers de Bamako-Kayes, un jugement sur les péages du FER-Mali. Ces faits ont-ils un lien entre eux ? L'argent payé à chaque barrière revient-il au bitume, et pourquoi les grands axes restent-ils dangereux ? Notre recherche documentaire a été courte, interrompue par une limite technique. Elle établit quelques faits solides et révèle surtout un grand vide : les chiffres qui permettraient de demander des comptes ne sont pas publics.

Enquête · 2026-10-04

Rentrée 2026-2027 : l'école malienne connaît le nombre de ses portes fermées, pas celui de ses maîtres manquantsPDF

La cloche a sonné le 1er octobre, mais pas partout. Plus de deux mille écoles restent fermées, les syndicats d'enseignants menacent de cesser le travail et le cartable coûte plus cher. Combien manque-t-il réellement de maîtres et de tables-bancs, pourquoi les engagements de l'État n'ont-ils pas suffi, et combien une famille paie-t-elle pour la rentrée ? Notre recherche documentaire répond en partie à ces questions. Pour le reste, elle montre surtout ce que l'on ignore encore.

Enquête · 2026-09-27

Rentrée du 1er octobre : ce que le fil d'actualité dit, et tout ce qu'il ne dit pas sur le privéPDF

À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, fixée au jeudi 1er octobre 2026 sur l'ensemble du territoire, une question traverse les concessions de Bamako comme les cours de Bandiagara : combien coûte réellement l'école, et qui la paie ? Notre rédaction s'était fixé un objectif précis — chiffrer la part du secondaire privé, le nombre d'élèves « orientés » par l'État vers ces établissements et le montant des arriérés qui, chaque année, menacent la reprise. Nous rendons ici ce que la recherche a permis d'établir, et nous disons sans détour ce qu'elle n'a pas permis d'établir. Le lecteur mérite cette distinction plus qu'un texte bien rempli.

Enquête · 2026-09-20

INPS : quinze milliards neuf cent quatre-vingt-neuf millions, et ensuite ? Ce que l'on sait, et tout ce que l'on ne sait pas encorePDF

Un chiffre tourne dans Bamako depuis la mi-septembre : plus de quinze milliards de francs CFA d'irrégularités relevées par le Bureau du Vérificateur Général dans la gestion de l'Institut national de prévoyance sociale, sur les exercices 2021 à 2025. Derrière ce montant, il y a des cotisations de salariés, des pensions attendues, des allocations familiales, des remboursements AMO. Mais que recouvre exactement la somme, qui doit en répondre, et qu'est-ce que cela change au guichet ? Notre enquête documentaire s'est heurtée à un mur : voici, honnêtement, ce qu'elle établit et ce qu'elle ne peut pas établir.

Enquête · 2026-09-13

Mil à 35 000 FCFA dans le Centre : pourquoi le Griot du Jour publie cette semaine un carnet d'enquête vide plutôt qu'un article pleinPDF

Un sac de 100 kg de mil qui passe de 25 000 à 35 000 FCFA en quelques jours à Douentza et Koro, et qu'on dit au-delà de 50 000 FCFA dans certains villages de brousse : c'est la question la plus lourde de la semaine, parce qu'elle se règle dans l'assiette et non dans les salles de réunion. Nous voulions y répondre avec des chiffres vérifiés — séries de prix marché par marché, tonnages réellement disponibles dans les stocks publics, coût du camion sur l'axe Sévaré–Douentza–Koro. Nous n'avons pas pu. Aucune des sources documentaires que cette enquête exigeait n'a pu être consultée pendant le bouclage : nos outils d'accès aux publications de l'Observatoire du marché agricole, du Système d'alerte précoce, de l'OPAM, de Mali-Météo et des agences humanitaires sont restés muets. Plutôt que d'habiller de mémoire un sujet où chaque franc compte, nous publions ce que nous savons de notre propre ignorance, et le protocole précis qui permettra de trancher.

Enquête · 2026-09-06

Fleuve interdit la nuit à Mopti : ce que nous pouvons écrire, et ce que nous refusons d'écrirePDF

Après le naufrage meurtrier signalé au départ de Poutchy, le gouvernorat de Mopti aurait, selon les dépêches reprises cette semaine, interdit la navigation nocturne. La question qui vaut d'être posée est simple : cette interdiction touche-t-elle les causes réelles — surcharge, gilets absents, pinasses non immatriculées, piloteurs sans licence — ou ajoute-t-elle une couche de papier à une pile déjà haute, tout en renchérissant l'approvisionnement d'un Centre et d'un Nord étranglés ? Nous avons voulu vérifier. Nous n'avons pas pu : nos outils de recherche documentaire sont restés muets pendant toute la préparation de ce numéro. Voici donc, en toute transparence, l'enquête telle qu'elle doit être menée, et rien de plus.

Enquête · 2026-08-30

Ciment à 220 000 francs la tonne à Gao, bœuf à 620 000 à Bamako : la vie chère avance au rythme des camionsPDF

Un sac de ciment à 12 000 FCFA à Gao, des étals de bouchers dégarnis à Bamako, à Koulikoro et à Bafoulabé : la même semaine, deux marchés de première nécessité craquent à des milliers de kilomètres l'un de l'autre. Que disent exactement les pages que nous avons pu lire, et que valent, face à ces relevés, le prix plafond du ciment fixé en 2025 et les promesses de la filière bétail-viande ? Enquête volontairement bornée à ce qui est vérifiable — et franche sur ce qui ne l'a pas été.

Enquête · 2026-08-23

Accès au champ contre obéissance : enquête empêchée sur les « accords de survie »PDF

Combien de localités maliennes paient-elles aujourd'hui, en argent, en grain ou en silence, le droit de semer, de vendre au marché ou d'ouvrir une école ? La question mérite une réponse chiffrée, commune par commune. Elle n'en aura pas dans cette édition. Notre recherche documentaire de la semaine s'est heurtée à une panne d'accès aux bases et aux rapports que nous voulions dépouiller : une seule publication a pu être lue en entier, un article du site malien Bamada.net daté du 29 mars 2025. Nous publions donc ce que cette source établit, ce qu'elle allègue, et la liste — longue — de ce que nous n'avons pas vérifié.

Enquête · 2026-08-16

Engrais subventionnés : la panne annuelle d'une chaîne que personne ne montrePDF

Au mi-août 2026, dans les cercles cotonniers et céréaliers, des producteurs ont semé sans engrais, ou avec des quantités qui ne couvrent pas leurs surfaces. Le constat est documenté par la presse malienne depuis la mi-juillet. Mais où, exactement, la chaîne casse-t-elle : à l'arrêté qui fixe les prix, au marché attribué, au camion, au magasin de la coopérative ? Nous avons cherché à remonter le tuyau. Voici ce que les sources disponibles établissent — et le mur d'opacité sur lequel l'enquête bute.

Enquête · 2026-08-14

Bertha, Gao : la guerre des engins enfouis, et le chiffre que l'État ne publie pasPDF

Neuf femmes et une fillette déchiquetées sur une piste de Ségou le 6 août, un enfant enterré à Gao le jour même pour une grenade ramassée près d'un site de déplacés : la semaine a encore appartenu aux explosions sans uniforme. Combien de civils maliens tombent ainsi chaque année, et qui tient réellement le compte ? Au terme d'une recherche documentaire volontairement limitée aux sources que nous avons pu lire, un constat s'impose : le seul bilan national chiffré disponible pour 2025 est celui d'un groupe de travail humanitaire, pas celui de l'administration.