Lors d'une visite de terrain, une délégation officielle examine des pieds de mil dans un champ à Dioïla
Photographie AMAP
Le ministre de l'Agriculture, Dr Ibrahima Samaké, a effectué les 5 et 7 septembre une mission de supervision de la campagne agricole 2026-2027 dans le cercle de Dioïla, rapporte l'AMAP. La même semaine, à quelque distance de là, les services agricoles de San dressaient un constat nettement moins favorable sur l'état des cultures et sur la pluie tombée depuis le début de la saison.
À San, la réunion mensuelle de validation du rapport sur l'évolution de la campagne agricole 2026 s'est tenue le 6 septembre au Secteur Agriculture, sous la présidence du directeur régional de l'Agriculture, selon l'AMAP. Cet exercice mensuel, qui rassemble les services techniques, a conclu à un déficit pluviométrique que l'agence qualifie de préoccupant pour la région.
La conséquence est immédiate pour les producteurs. La Direction régionale de l'Agriculture les appelle à développer le maraîchage de contre-saison, rapporte le Journal du Mali. L'objectif affiché est double : préserver les revenus des exploitations dont les rendements pourraient être amputés, et maintenir la disponibilité alimentaire dans les mois qui suivront les récoltes.
La solution comporte sa propre limite. Une contre-saison suppose de l'eau, et c'est précisément ce dont l'hivernage local a manqué, souligne le même journal. Ni le volume des ressources mobilisables, ni le nombre d'exploitations concernées n'ont été communiqués à ce stade par les services régionaux.
À Dioïla, la mission ministérielle s'est déroulée sur deux journées, séparées par une interruption, et s'est achevée ce lundi. Les constats détaillés relevés dans les champs visités n'ont pas été rendus publics dans la dépêche de l'AMAP, qui indique seulement que la visite a été marquée par des étapes dans des exploitations du cercle.
Le ciel, lui, n'a pas dit son dernier mot. Le bulletin de la météorologie nationale, cité par l'AMAP, annonçait des orages isolés accompagnés de pluies sur l'ensemble des régions du pays et le District de Bamako, à l'exception de Taoudéni, Kidal et Ménaka. Septembre reste, chaque saison, un mois décisif pour la formation des rendements.
Reste l'essentiel, qui n'est pas encore chiffré : l'ampleur des pertes attendues dans la région de San, le sort des superficies déjà semées et les moyens qui seront affectés à la contre-saison. La prochaine réunion mensuelle de validation devrait fournir de nouveaux éléments d'appréciation.