Dans un salon officiel algérien, une délégation ouest-africaine en boubous est reçue debout par le chef de l'État algérien et ses collaborateurs, à l'image des rencontres qui encadrent la commission mixte Mali-Algérie
Photographie Journal du Mali
Le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, effectuera lundi 14 septembre 2026 une visite officielle au Mali, à l'invitation de son homologue malien, le général de division Abdoulaye Maïga. Studio Tamani et Le Soft annoncent l'un et l'autre ce déplacement. Il s'agit du premier séjour d'un chef de gouvernement algérien à Bamako depuis la dégradation des relations entre les deux capitales.
Journal du Mali inscrit cette séquence dans la perspective de la treizième Grande Commission mixte Mali–Algérie, attendue à Bamako. L'instance, qui réunit les administrations des deux États autour de leurs dossiers communs, n'a plus siégé depuis dix ans, selon le même journal. Sa reprise rétablirait un canal formel de travail entre les deux voisins.
La visite doit consacrer la détente après quinze mois de crise, écrit encore Journal du Mali. Les articles consultés ne détaillent ni les étapes ni les motifs de cette brouille. Studio Tamani, de son côté, considère que Bamako et Alger tournent la page des tensions, sans préciser les engagements pris de part et d'autre.
Le déplacement de M. Ghrieb répond à un premier geste malien. Le général Maïga s'était rendu à Alger quelques semaines plus tôt, rappelle Studio Tamani. Les deux Premiers ministres se retrouvent donc pour la seconde fois en peu de temps, cette fois sur la rive malienne du dossier bilatéral.
Pour Journal du Mali, ce retour d'Alger s'opère dans un Sahel transformé, où les équilibres régionaux ne sont plus ceux d'il y a dix ans. L'analyse du journal souligne le poids que conserve l'Algérie comme voisin frontalier du Mali, sans se prononcer sur les résultats attendus de la rencontre de lundi.
Plusieurs éléments restent inconnus à la veille de l'arrivée. Ni l'ordre du jour de la visite, ni la composition des délégations, ni la date d'ouverture de la Grande Commission mixte ne figurent dans les documents publiés par les sources consultées. Aucune signature d'accord n'a, à ce stade, été annoncée par Bamako ou par Alger.