Près d'une station-service, un hangar de tôles effondré et un ravin creusé par les eaux de ruissellement après les fortes pluies à Sikasso
Photographie AMAP
Une pluie diluvienne s'est abattue sur Sikasso dans la nuit du jeudi 17 septembre 2026, provoquant des inondations dans plusieurs quartiers de la ville et d'importants dégâts matériels, rapporte l'Agence malienne de presse et de publicité. Le cumul relevé atteint 113 millimètres, l'un des plus élevés signalés cette saison dans une agglomération de cette taille.
À ce stade, la dépêche de l'AMAP ne fait état d'aucun bilan humain et ne chiffre pas les pertes. Ni le nombre de concessions touchées, ni celui des familles contraintes de quitter leur domicile ne sont connus. Aucune évaluation officielle des dommages n'a été rendue publique au moment où nous écrivons ces lignes.
La même nuit, à sept cents kilomètres de là, la pluie était accueillie autrement. À Koro, le chef du service d'agriculture a enregistré 55 millimètres, une précipitation qui soulage des paysans inquiets depuis plusieurs semaines pour leurs parcelles, selon Studio Tamani. Le même phénomène, d'une région à l'autre, ne produit pas les mêmes effets.
Dans le cercle de Bafoulabé, une averse matinale est tombée le mercredi 17 septembre après dix jours sans pluie. À Mahina, le service météorologique a relevé 31,7 millimètres, l'un des cumuls les plus importants de l'année dans la localité, indique la même radio. La saison s'y déroule par à-coups, avec de longues interruptions.
Ces averses laissent des traces sur les routes. Sur les tronçons Babaroto-Kita et Manantali-Tambagha, les usagers signalent nids-de-poule, bourbiers et véhicules immobilisés parfois plusieurs jours, selon Studio Tamani. L'état de ces axes complique la circulation des personnes comme l'évacuation des récoltes vers les marchés du cercle.
L'irrégularité des pluies pèse sur la campagne agricole 2026-2027, déjà contrariée par les difficultés d'accès aux engrais, relève Journal du Mali. Dans plusieurs localités, les producteurs placent désormais leurs attentes dans la contre-saison, dont les résultats ne seront mesurables qu'en début d'année prochaine.
Reste la question du drainage urbain à Sikasso, deuxième ville du pays, où les eaux ont gagné les quartiers en quelques heures. Aucune décision des autorités régionales n'avait été annoncée samedi soir. Les prochains jours diront si une évaluation des dégâts et un appui aux ménages touchés sont engagés.