Le siège de l'Institut national de prévoyance sociale (INPS), au cœur du rapport du Vérificateur général
Photographie Studio Tamani
Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a présenté, lundi 14 septembre, les conclusions de son audit consacré à la gestion de l'Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) entre 2021 et 2025. Le rapport fait état de plus de quinze milliards de francs CFA d'irrégularités, selon le compte rendu publié par la radio Studio Tamani, seule source à en rendre compte à cette heure.
Le montant est présenté comme un plancher : le rapport retient la formule « plus de quinze milliards ». Les éléments diffusés lundi n'en donnent ni la ventilation par exercice, ni la répartition par poste, ni la nature exacte des manquements relevés. Aucun total définitif n'est donc arrêté publiquement au moment où nous écrivons ces lignes.
Aucun nom de responsable n'apparaît dans les informations rendues publiques. Un rapport de vérification relève des irrégularités de gestion ; il ne prononce aucune culpabilité. Toute personne qui viendrait à être mise en cause à la suite de ces travaux demeure présumée innocente aussi longtemps qu'une juridiction ne s'est pas prononcée sur son cas.
L'audit porte sur cinq exercices consécutifs, de 2021 à 2025. La séquence examinée est donc longue, ce qui distingue ces travaux d'un contrôle ponctuel limité à une seule année budgétaire. Le compte rendu de lundi ne mentionne pas la liste des recommandations formulées par le Vérificateur Général au terme de cette vérification.
La suite dépendra du traitement réservé au document. Les informations publiées lundi n'indiquent ni transmission à une juridiction, ni calendrier de suivi, ni mesure conservatoire prise à l'égard de l'institution auditée. Notre rédaction s'en tient à ce qui est établi ce jour : un audit présenté, un montant annoncé, des suites non annoncées.
Ni la direction de l'INPS ni son autorité de tutelle n'ont fait connaître leur réponse dans les comptes rendus dont nous disposons. Le droit de réponse leur demeure entièrement ouvert et ce journal publiera leurs observations, ainsi que toute précision chiffrée qu'elles jugeraient utile d'apporter sur les conclusions du rapport.
Reste la question que pose tout examen de cet ordre : quelle part des sommes relevées relève d'erreurs de procédure et quelle part correspond à des pertes effectives pour l'institution. Les documents diffusés lundi ne permettent pas de trancher. En l'absence de ventilation, les quinze milliards restent un total, non un diagnostic.