Sur un plateau de télévision, un homme en boubou clair et coiffe sombre répond aux questions devant un micro
Photographie Le Soft
Le délibéré est tombé lundi 14 septembre 2026, aux environs de 12 h 10, au Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Le journaliste malien Abderhmane Keita a été condamné à deux ans de prison ferme, rapporte Le Soft, seule publication du corpus consulté ce jour à faire état de la décision. Aucune autre rédaction n'en rend compte à cette heure.
La décision suit de sept jours l'audience au fond. Le 7 septembre, après trois mois de détention, l'intéressé avait été entendu par les juges du pôle cyber, selon le même journal. Le parquet avait alors requis deux ans de prison ferme. La peine prononcée lundi correspond donc exactement aux réquisitions formulées à cette audience.
Les publications consultées orthographient différemment le nom du journaliste — Abderhmane Keita dans le compte rendu du délibéré, Abdrahamane Keita dans celui de l'audience du 7 septembre. Le Griot du Jour signale cette divergence plutôt que d'en trancher. Les éléments disponibles ne précisent ni la teneur exacte des poursuites, ni les pièces versées au dossier.
Rien n'indique, dans les documents en notre possession, si la défense entend faire appel, ni quelles voies de recours ont été annoncées à l'issue de l'audience. Aucune réaction de l'avocat du condamné, ni du ministère public, n'a été rapportée. Le journal s'abstient de toute supposition sur la suite de la procédure.
Le même pôle judiciaire a rendu une autre décision le 7 septembre. Un ancien agent de police radié des effectifs, désigné par ses initiales A.N., a été condamné à un an de prison avec sursis pour incitation au trouble à l'ordre public, selon Le Soft. Il avait été jugé le 3 août 2026.
Ces affaires interviennent alors que la profession travaille à ses propres instances. La Maison de la presse a lancé le 4 septembre les travaux d'une cellule de préfiguration chargée de préparer un nouvel organe d'autorégulation des médias maliens, structure créée par une décision du 28 août, indique Journal du Mali.
Son président, Bandiougou Danté, y défend une ligne claire : « Je préfère qu'un journaliste soit interpellé par ses pairs plutôt que de le retrouver au tribunal ou en prison. » Les deux calendriers — celui du prétoire et celui de l'autorégulation — avancent pour l'heure séparément, sans qu'aucun lien ne soit établi entre eux.