En marge du lancement de la 5è édition de la Semaine nationale de la réconciliation à Dioïla, des officiers en tenue d'apparat échangent des salutations dans la salle
Photographie AMAP
La cinquième édition de la Semaine nationale de la réconciliation (SENARE) a été lancée officiellement mardi 15 septembre à Bamako, sous le haut patronage du Général d'Armée Assimi Goïta, président de la Transition, rapporte l'AMAP. L'édition 2026 se décline ensuite dans les régions, autour d'un mot d'ordre commun : « Éducation, culture et réconciliation : bâtir une citoyenneté résiliente ».
À Gao, le lancement s'est tenu le même jour au Gouvernorat, selon Studio Tamani. Les interventions y ont placé la réconciliation au centre des appels à la cohésion sociale, dans une région où la question du vivre-ensemble reste posée. La radio ne rapporte pas d'annonce financière ni de calendrier régional détaillé à l'issue de la cérémonie.
À Dioïla, le gouverneur, le Général de division Kèba Sangaré, a lancé mercredi 16 septembre les activités de la semaine au cours d'une cérémonie, indique l'AMAP. Le même thème national y a servi de fil conducteur. Deux régions, deux cérémonies à vingt-quatre heures d'intervalle : la mécanique retenue cette année est celle d'un déploiement territorial.
Le thème choisi associe l'école et la culture à l'effort de réconciliation. Il oriente les travaux vers la transmission plutôt que vers les seuls dispositifs institutionnels. Les sources consultées ne précisent pas la liste des activités prévues, ni les structures chargées de les conduire dans chaque région, ni la date de clôture de la semaine.
Cette édition s'ouvre alors que se poursuivent les opérations de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Intégration, engagées le 20 novembre 2025. Après l'incorporation d'ex-combattants dans les Forces armées maliennes, le processus en est à la phase de brassage, selon Journal du Mali. Les deux chantiers avancent séparément, mais s'adressent au même horizon.
Ce que la semaine peut produire dépendra de ce qui suivra les cérémonies. Aucun bilan des quatre éditions précédentes n'est communiqué par l'AMAP ni par Studio Tamani. Les autorités régionales n'ont pas annoncé d'engagement chiffré au titre de la SENARE 2026, et aucune évaluation publique n'est pour l'heure programmée.
Restent en suspens le nombre de régions concernées, le contenu exact des rencontres et la place réservée aux associations locales. Le Griot du Jour publiera ces éléments dès qu'ils seront établis par une source de première main.