Un champ de mil et de maïs en pleine végétation sous un ciel couvert, au moment où les pluies rassurent les producteurs du sud du pays
Photographie Studio Tamani
Les précipitations enregistrées la semaine dernière dans plusieurs localités du sud du pays, notamment à Ségou, Koutiala et Bankass, ont soulagé les travaux champêtres, rapporte Studio Tamani. Plus au nord, à Niafunké, dans la région de Tombouctou, l'inquiétude des producteurs n'a pas reculé. La campagne agricole avance donc à deux rythmes selon les zones.
Studio Tamani décrit ces averses comme un souffle salvateur pour les exploitations des localités concernées. Le tableau reste différent à Niafunké, où les producteurs redoutent encore l'issue de la saison. La station de radio ne fournit ni cumul pluviométrique par cercle ni évaluation des superficies emblavées, et aucun bilan officiel n'a été publié à ce jour.
Dans la même région, une fine pluie est tombée à Diré mardi, avant les cérémonies du 22 septembre, note l'AMAP. L'agence présente cette localité, située à 130 kilomètres de Tombouctou, comme la capitale du blé. Une averse isolée ne dit toutefois rien, à elle seule, de l'état réel des cultures dans les plaines environnantes.
À l'échelle nationale, deux contraintes pèsent sur la campagne 2026-2027, écrit Journal du Mali : l'irrégularité des pluies et la difficulté d'accès aux engrais. Le journal ne chiffre pas les quantités disponibles ni les prix pratiqués sur les marchés d'intrants. Aucune organisation paysanne n'est citée pour quantifier le déficit d'approvisionnement.
Localement, l'espoir se reporte sur la contre-saison, indique Journal du Mali. Ces cultures conduites après l'hivernage, sur les périmètres irrigués et les bas-fonds, servent d'ordinaire de rattrapage lorsque la saison des pluies déçoit. Le journal ne précise ni les superficies visées, ni les zones où ce rattrapage serait effectivement préparé cette année.
Plusieurs inconnues subsistent : le volume d'engrais mis à disposition, le calendrier des livraisons et l'ampleur des pertes dans les zones les moins arrosées. Ni le département chargé de l'Agriculture ni les faîtières de producteurs n'ont rendu public de bilan d'étape dans les articles consultés. Les prochaines semaines diront si le répit du sud se confirme.