Sur le site du crash, dans la brousse du Gourma, débris métalliques et terre retournée marquent encore le point d'impact
Photographie Studio Tamani
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné lundi 28 septembre 2026 la compagnie aérienne espagnole Swiftair à 225 000 euros d'amende dans le dossier du vol Air Algérie AH5017, rapporte Studio Tamani. La décision est rendue douze ans après le crash de l'appareil, parmi les victimes duquel figurait au moins une personne de nationalité malienne.
Le prononcé était programmé pour cette date. La condamnation vise une personne morale, la compagnie qui exploitait l'appareil, et prend la forme d'une amende. Le tribunal correctionnel statue au premier degré de juridiction. Le compte rendu de Studio Tamani ne fait état d'aucune annonce de recours à l'issue de l'audience parisienne.
Du côté malien, la famille d'une victime attend davantage qu'un montant. Selon Studio Tamani, elle demande que toute la lumière soit faite sur les circonstances du crash, douze ans après les faits. Le média malien ne fait pas état des démarches que ces proches entendent engager après la lecture du jugement.
Une condamnation pénale et la réparation due aux familles relèvent de procédures distinctes. Studio Tamani n'indique pas ce que la décision de lundi prévoit sur ce second volet, ni quelles parties civiles ont été entendues. Les motifs retenus par le tribunal pour fonder l'amende ne figurent pas davantage dans le compte rendu disponible.
Pour les proches établis au Mali, l'attente portait moins sur le montant que sur l'établissement des responsabilités. C'est la seule demande que la famille citée par Studio Tamani formule publiquement : savoir ce qui s'est passé, et le savoir entièrement. Aucune autre partie malienne ne s'est exprimée dans ce compte rendu.
Le calendrier judiciaire n'est pas nécessairement clos : un jugement de première instance peut être contesté dans les délais prévus par la loi française. À ce jour, et selon la seule source malienne ayant rendu compte du verdict, la décision parisienne demeure l'unique réponse judiciaire connue dans ce dossier ouvert il y a douze ans.