Le visuel officiel du communiqué du Conseil des ministres du Mali, d'où est issue l'annonce de la création de la société de transport et de logistique.
Photographie AMAP
Le Conseil des ministres a adopté, vendredi 25 septembre à Bamako, des projets de texte portant création d'une Société malienne de Transport et de Logistique. L'information a été rendue publique par la cellule de communication du ministère en charge du dossier, citée par l'AMAP, au lendemain d'une session ordinaire tenue au Palais de Koulouba.
La séance s'est déroulée dans la salle de délibérations du palais, sous la présidence du Général d'Armée Assimi Goïta, président de la Transition, indique le communiqué diffusé par l'agence nationale. Le texte relève de la catégorie des projets portant création d'une société : il ouvre la voie à un nouvel organisme public, sans valoir mise en service.
Ni le capital, ni l'actionnariat, ni le siège, ni la date de démarrage de la future entreprise ne figurent dans les éléments diffusés à ce stade. Le périmètre exact des activités qui lui seront confiées n'a pas davantage été détaillé publiquement par le département ministériel à l'origine de l'annonce.
La décision intervient dans une séquence où les autorités mettent en avant les ressources propres de l'État. Au 11ᵉ congrès du Réseau africain de recherche fiscale, le directeur général des impôts, Hamadou Fall Dianka, a invité les chercheurs à étudier la façon dont les pays de l'AES mobilisent leurs recettes intérieures, rapporte Le Soft.
Aucune réaction d'opérateurs privés du transport n'a été rendue publique depuis l'annonce. Les éléments diffusés ne mentionnent ni concertation préalable avec les organisations du secteur, ni étude de faisabilité versée au débat public. Le communiqué de la session, publié par l'AMAP, ne comporte pas d'exposé des motifs accessible.
Pour produire leurs effets, les textes adoptés doivent encore être signés et publiés, avant toute mise en place des organes dirigeants de la société. Aucune date n'a été communiquée pour ces étapes, ni aucun montant d'investissement public associé à la constitution de la nouvelle structure.
Restent en suspens le nom des futurs responsables, l'articulation avec les transporteurs déjà installés et la part que l'État entend prendre dans la chaîne logistique. L'AMAP précise que d'autres dossiers ont été examinés lors de la même session, dont le communiqué intégral a été publié.