Rassemblement matinal des élèves en polo d'uniforme dans la cour d'un établissement secondaire, à l'heure de la rentrée
Photographie Journal du Mali
En 2023, 58 % des élèves régulièrement orientés après le diplôme d'études fondamentales avaient rejoint un établissement privé, rapporte Journal du Mali dans son édition du 24 septembre 2026. Le chiffre situe le poids réel du secteur au moment où le pays se prépare à la rentrée des classes, fixée au 1ᵉʳ octobre prochain.
Le journal place deux éléments au cœur de l'équation de cette rentrée : la reprise des autorisations d'ouverture d'établissements et le poids des orientations prononcées après l'examen. Le détail du dispositif retenu pour l'année scolaire 2026-2027, notamment le nombre de places ouvertes par filière, ne figure pas dans l'article.
Sur le terrain, les responsables de l'administration scolaire tiennent leurs réunions de préparation. À Kayes, le directeur du Centre d'animation pédagogique de la Rive Gauche a rencontré jeudi 24 septembre les directeurs des établissements publics, privés, des médersas et des jardins d'enfants, selon Studio Tamani. Les échanges ont porté sur les conditions d'une rentrée réussie.
La question de l'accès aux savoirs de base reste posée en parallèle. L'Académie d'enseignement de Gao a célébré mercredi 23 septembre la journée internationale de l'alphabétisation, indique Studio Tamani. La cérémonie, placée sous le thème national consacré à l'éducation et à la culture, a réuni des autorités et des acteurs de l'alphabétisation de la région.
L'enseignement supérieur avance ses propres arguments. La deuxième édition du Salon de la rentrée universitaire s'est tenue du 17 au 19 septembre au Parc des expositions de Bamako, dans le cadre de « Mali Kura, vision 2063 », selon Journal du Mali. « Nous avons besoin de cadres bien formés et bien équipés », y a déclaré le Pr Fana Tangara, directeur général de l'Enseignement supérieur.
Ce que disent ces rendez-vous est convergent : l'offre scolaire et universitaire se prépare institution par institution, région par région. Ce qu'ils ne disent pas encore l'est tout autant : ni Journal du Mali ni Studio Tamani ne donnent, à ce stade, le coût de la scolarité privée pour les familles ni le volume des orientations attendues cette année.
Restent donc en suspens le calendrier précis des autorisations d'ouverture, la répartition des effectifs entre public et privé pour 2026-2027 et les moyens affectés aux académies. Les prochaines communications des services de l'éducation, attendues avant le 1ᵉʳ octobre, devraient permettre de mesurer l'écart entre les préparatifs annoncés et les classes effectivement ouvertes.