Des habitants, dont des femmes et des enfants, au milieu d'effets personnels et d'abris démontés éparpillés sur le sable d'un campement de la région de Ménaka.
Photographie Studio Tamani
Au moins 48 civils auraient été tués le dimanche 18 octobre lors d'attaques contre des campements situés près de Ménaka, dans le nord-est du Mali, selon Studio Tamani. La radio rapporte ce bilan au conditionnel. La formule « au moins » indique qu'il s'agit d'un décompte minimal, susceptible d'évoluer à mesure que des informations complémentaires parviendront des localités concernées.
Le Bureau exécutif de la communauté Idaksahak attribue ces attaques à des éléments de l'État islamique au Sahel. Cette mise en cause émane d'une organisation communautaire. Les éléments publiés ne citent, à ce stade, aucune confirmation indépendante de cette attribution. Aucun nom d'auteur présumé n'est avancé, et aucune revendication n'est mentionnée par la source.
Les attaques ont visé des campements des environs de Ménaka. Les informations disponibles ne précisent ni le nombre de campements touchés, ni le déroulement des faits, ni leur heure exacte. Elles ne donnent pas davantage de bilan des blessés ou des disparus. Le Griot du Jour ne publie aucun de ces éléments tant qu'ils ne sont pas établis par une source.
Ces violences s'ajoutent à d'autres épisodes qui ont contraint des civils à quitter leurs villages ces dernières semaines. À Macina, dans le centre du pays, plus de 3 400 personnes ont été accueillies après les violences de septembre, selon Médecins sans frontières, cité par Journal du Mali. La plupart de ces familles vivent chez des proches.
Dans cette même localité, la clinique mobile de l'organisation humanitaire a reçu 2 131 patients en quinze jours, d'après la même source. Ces chiffres renseignent sur la charge qui pèse sur les communautés d'accueil et sur les structures de soins lorsque des populations fuient l'insécurité. Aucune donnée comparable n'est disponible, à ce jour, pour la zone de Ménaka.
Plusieurs questions restent en suspens. Aucune réaction officielle des autorités n'est rapportée dans les éléments disponibles. L'identification des auteurs, la vérification du bilan et la prise en charge des éventuels blessés et des familles endeuillées demeurent sans réponse publique. Le Griot du Jour reviendra sur ces faits dès que d'autres sources, notamment officielles, apporteront des précisions.