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« Ce qui est dit ne meurt pas. »

Le Griot

du Jour

Chronique Quotidienne des Choses Vues et Entendues

Météo des
étonnements

Temps sec et ensoleillé sur l'essentiel du pays, avec une chaleur marquée l'après-midi, au-dessus de 35 °C à Bamako comme dans le nord. Quelques nuages résiduels restent possibles sur l'extrême sud. Les aires de battage du mil ont exactement le ciel qu'il leur faut.

N° 103 — Édition du matin
Mercredi 21 octobre 2026
Prix : 3 colas — mais ça vaut un grin entier

MÉNAKA : AU MOINS 48 CIVILS TUÉS

 Des attaques contre des campements des environs de Ménaka, dans le nord-est du Mali, auraient fait au moins 48 morts parmi les civils le dimanche 18 octobre, selon Studio Tamani. La communauté Idaksahak met en cause l'État islamique au Sahel. 

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Le Griot vous lit

Le bulletin du matin — environ deux minutes

Édition
extraordinaire !

Au moins 48 civils auraient été tués le dimanche 18 octobre près de Ménaka, selon Studio Tamani.

Les attaques ont visé des campements situés dans les environs de la ville, dans le nord-est du Mali.

Le Bureau exécutif de la communauté Idaksahak met en cause des éléments de l'État islamique au Sahel.

Aucune réaction officielle n'est rapportée dans les éléments publiés à ce stade.

Le nombre de blessés et l'identité des auteurs présumés restent inconnus.

Chronique du fleuve

Par notre envoyé spécial
Le Veilleur de Ségou

Ouagadougou le 16, Dakar le 17 : en deux jours, l'AES a fixé sa ligne, puis s'est assise face à la CEDEAO. Rien n'est signé, et c'est peut-être la meilleure nouvelle. Les groupes de travail conjoints vont faire ce que les tribunes ne savent pas faire : compter, comparer, rédiger. Les ministres trancheront ensuite. Entre voisins qui partagent routes, marchés et familles, la patience technique vaut mieux que les grandes phrases. Laissons aux experts le temps des virgules.

« « On ne bâtit pas une case en commençant par le toit. » — Sagesse du Mandé »
Des habitants, dont des femmes et des enfants, au milieu d'effets personnels et d'abris démontés éparpillés sur le sable d'un campement de la région de Ménaka.

Des habitants, dont des femmes et des enfants, au milieu d'effets personnels et d'abris démontés éparpillés sur le sable d'un campement de la région de Ménaka.
Photographie Studio Tamani

Au moins 48 civils auraient été tués le dimanche 18 octobre lors d'attaques contre des campements situés près de Ménaka, dans le nord-est du Mali, selon Studio Tamani. La radio rapporte ce bilan au conditionnel. La formule « au moins » indique qu'il s'agit d'un décompte minimal, susceptible d'évoluer à mesure que des informations complémentaires parviendront des localités concernées.

Le Bureau exécutif de la communauté Idaksahak attribue ces attaques à des éléments de l'État islamique au Sahel. Cette mise en cause émane d'une organisation communautaire. Les éléments publiés ne citent, à ce stade, aucune confirmation indépendante de cette attribution. Aucun nom d'auteur présumé n'est avancé, et aucune revendication n'est mentionnée par la source.

Les attaques ont visé des campements des environs de Ménaka. Les informations disponibles ne précisent ni le nombre de campements touchés, ni le déroulement des faits, ni leur heure exacte. Elles ne donnent pas davantage de bilan des blessés ou des disparus. Le Griot du Jour ne publie aucun de ces éléments tant qu'ils ne sont pas établis par une source.

Ces violences s'ajoutent à d'autres épisodes qui ont contraint des civils à quitter leurs villages ces dernières semaines. À Macina, dans le centre du pays, plus de 3 400 personnes ont été accueillies après les violences de septembre, selon Médecins sans frontières, cité par Journal du Mali. La plupart de ces familles vivent chez des proches.

Dans cette même localité, la clinique mobile de l'organisation humanitaire a reçu 2 131 patients en quinze jours, d'après la même source. Ces chiffres renseignent sur la charge qui pèse sur les communautés d'accueil et sur les structures de soins lorsque des populations fuient l'insécurité. Aucune donnée comparable n'est disponible, à ce jour, pour la zone de Ménaka.

Plusieurs questions restent en suspens. Aucune réaction officielle des autorités n'est rapportée dans les éléments disponibles. L'identification des auteurs, la vérification du bilan et la prise en charge des éventuels blessés et des familles endeuillées demeurent sans réponse publique. Le Griot du Jour reviendra sur ces faits dès que d'autres sources, notamment officielles, apporteront des précisions.

Le Griot du Jour, d'après Studio Tamani et Journal du Mali

Réactions
(et retenues)

Un orpailleur de Kangaba :

Une coopérative, c'est la même daba, mais avec un tampon et un registre.

Une productrice d'Ansongo :

Le matériel est arrivé. Maintenant, à la terre de faire sa part.

Un supporter de Koulikoro :

L'AS Nianan renaîtra. Nous, nous avons déjà gardé les maillots.

Un auditeur de radio :

Les titres passent en cinq langues ; je les écoute toutes, au cas où.

Un masque de Markala :

On me transmet depuis des générations, et l'on me dit patrimoine vivant. Je confirme.

Petites annonces
de Bamako

  • Offre visites aux aînés de la commune toute l'année, et pas seulement pendant le mois de la solidarité. Thé fourni, écoute garantie.
  • Poule pondeuse de Koulikoro, informée de la formation sur l'habitat des volailles, exige désormais un poulailler aux normes. Propriétaire prié de se manifester.
  • Cherche traducteur patient pour expliquer « Facilité élargie de crédit » à ma tante. Rémunération : un plat de riz au gras.
  • Journaliste économique, en formation pour huit jours, propose de lire vos factures à voix haute et d'en commenter les tendances.

Le journal, chaque matin à 6 heures.

ZONE AÉROPORTUAIRE : RÉQUISITIONS ATTENDUES JEUDI

Après deux journées consacrées aux témoins, le procès de l'ancien maire de Bamako Adama Sangaré et de ses coaccusés entre dans sa phase des réquisitions.

Les réquisitions du parquet sont attendues jeudi dans le procès de l'ancien maire de Bamako Adama Sangaré et de ses coaccusés, selon Studio Tamani. Les audiences de lundi et mardi, devant la chambre criminelle du Pôle national économique et financier, ont été consacrées à l'audition des témoins. Les accusés restent présumés innocents jusqu'au verdict.

Le dossier porte sur les morcellements et les attributions de parcelles dans la zone aéroportuaire de Bamako-Sénou, rappelle l'AMAP. Dès l'ouverture, le 12 octobre, la défense avait contesté la compétence de la juridiction, selon Le Soft. Devant les juges, l'ancien maire aurait invoqué des instructions verbales et des exonérations à vocation sociale.

Studio Tamani

ARMÉE : DEUX CONTINGENTS PRÉSENTÉS AU DRAPEAU

À Koutiala et à Bougouni, des centaines de recrues du contingent 2025 ont achevé leur formation de base le lundi 19 octobre.

Quelque 678 jeunes recrues du contingent 2025 de l'armée ont été présentées au drapeau le lundi 19 octobre à Koutiala, selon Studio Tamani. D'après les autorités citées par la radio, la cérémonie marque la fin officielle d'une formation commune de base de six mois.

Le même jour, le camp du 82ᵉ régiment blindé de Bougouni a accueilli la présentation au drapeau de 609 nouvelles recrues du même contingent, rapporte l'AMAP. Ces soldats ont, eux aussi, achevé leur formation de base. Leurs affectations ne sont pas précisées par les sources.

Studio Tamani

SITES DE DÉPLACÉS : DES RONDES NOCTURNES

À Gao, Macina, Bankass et Sévaré, des personnes déplacées s'organisent pour surveiller leurs sites la nuit.

Des déplacés internes et des réfugiés installés à Gao, Macina, Bankass et Sévaré organisent des rondes nocturnes pour sécuriser leurs sites, selon Studio Tamani. Ils font face à des vols d'équipements, à des actes de vandalisme et à un manque de moyens de surveillance.

Ces patrouilles visent à protéger les biens des occupants et à prévenir les incidents, d'après la radio. Les sources ne précisent pas si ces initiatives reçoivent un appui des autorités locales ou des organisations humanitaires présentes sur ces sites.

Studio Tamani

Nouvelles d’Afrique

CEDEAO-AES : DES GROUPES DE TRAVAIL CONJOINTS

Réunies à Dakar le 17 octobre, la CEDEAO et la Confédération des États du Sahel ont décidé d'engager des discussions techniques au sein de groupes de travail conjoints, selon Journal du Mali. Ces travaux doivent préparer un accord-cadre entre les deux organisations ouest-africaines.

Les conclusions des groupes de travail seront examinées par les ministres avant une nouvelle réunion, d'après la même source. Le calendrier de ces travaux techniques et la composition des équipes ne sont pas précisés. La méthode retenue marque le passage des orientations politiques à la négociation de détail.

Nouvelles du monde

MARKALA : UN PATRIMOINE RECONNU PAR L'UNESCO

La tradition des masques et marionnettes de Markala, reconnue par l'UNESCO, reste un pilier du patrimoine culturel malien, rapporte Journal du Mali. Cette reconnaissance par l'organisation des Nations unies donne à cette pratique une portée qui dépasse les frontières du pays.

Selon le journal, masques et marionnettes portent des récits, des croyances et des valeurs sociales. Leur transmission aux nouvelles générations constitue l'enjeu central relevé par l'article. Les sources ne détaillent pas les dispositifs prévus pour assurer cette transmission.

Les chiffres qui piquent

  • Civils tués, au moins, dans les attaques du 18 octobre près de Ménaka, selon Studio Tamani48
  • Recrues du contingent 2025 présentées au drapeau à Koutiala678
  • Recrues présentées au drapeau au 82ᵉ régiment blindé de Bougouni609
  • Durée de la formation commune de base des recrues de Koutiala6 mois
  • Personnes âgées opérées gratuitement de la cataracte à Yorossoplus de 60
  • Personnes consultées lors de la campagne de Yorossoprès de 200
  • Coût de l'appui de l'ONG Help aux organisations agricoles d'Ansongo2 500 000 FCFA
  • Organisations agricoles vulnérables appuyées à Ansongo5
  • Prix d'un panier traditionnel à Bankass, selon sa taille5 000 à 8 000 FCFA
  • Chiffres inventés dans cette colonneZéro

Le mot du jour

« Quinquennal »
(adjectif)

Qui revient tous les cinq ans ; se dit notamment d'un bilan que l'on a eu tout le temps de préparer.

Le jeu du Griot

Le 19 octobre, 678 recrues ont été présentées au drapeau à Koutiala et 609 à Bougouni. Combien de nouveaux soldats au total dans ces deux villes ?

Réponse dans l'édition de demain.

Réponse d'hier : Le Labadja, ou Allabadja.

Interview exclusive
de la balance d'un boucher de Bamako

Q : Une baisse du prix de la viande est annoncée depuis lundi. L'avez-vous sentie ?

R : Pas du tout. Un kilo reste un kilo. Je suis la seule du marché à n'avoir pas changé d'avis.

Q : Les clients vous regardent-ils autrement ?

R : Plus longtemps. Avant, ils fermaient les yeux en attendant le verdict.

Q : Avez-vous une revendication ?

R : Un coup de chiffon le vendredi. La rigueur se mérite aussi en propreté.

Rions un peu !

— Pourquoi le grin écoute-t-il les titres en cinq langues ? — Pour être sûr que personne n'a compris de travers.

Le sondage du grin

La circulation alternée reprend sur la RN27 : comment passez-vous l'attente ?

Un geste, une voix — résultats demain matin.

Le dessin du jour

par Le Griot

La récolte est prête. Il me manque juste un panier.
BANKASS Saison des récoltes Paniers : 5 000 à 8 000 F

À Bankass, la récolte du mil fait aussi le marché des paniers tressés.

Phrase de sage

« Une seule main ne peut pas attacher un fagot. »

— Proverbe bambara

En bref mais encore plus fort

  • Koulikoro : une trentaine de producteurs suivent depuis le 19 octobre une formation sur l'élevage des petits ruminants et des volailles.
  • Kangaba : la CNSCOM-COOP-CA et le projet Planet GOLD Mali ont dressé lundi un état des lieux de la structuration des coopératives d'orpailleurs.
  • Bamako : le CESEC a ouvert mardi sa sixième session extraordinaire, consacrée au rapport bilan de sa 6ᵉ mandature.
  • Ouélessébougou : les autorités locales ont lancé mardi la 31ᵉ édition du mois de la solidarité et de lutte contre l'exclusion.
  • Gao : le mois de la solidarité a été marqué par la remise de cadeaux aux doyens de la cité, selon L'Essor.
  • Bamako : la place du juge constitutionnel dans la refondation de l'État a fait l'objet d'un débat, rapporte l'AMAP.
  • Bamako : vingt journalistes suivent depuis mardi une formation de huit jours en journalisme économique, à l'initiative du RJEM.
  • Koulikoro : les acteurs du football se sont réunis samedi au stade Mamadou Diarra pour relancer l'AS Nianan.

L’enquête du dimanche

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Sources de cette édition : Studio Tamani · AMAP · Journal du Mali · Le Soft · L’Essor · Sahel Tribune · Sikafinance · Agence Ecofin · APA News

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