Un hélicoptère d'attaque de type Mi-24, armé de lance-roquettes sous ses ailerons, en vol stationnaire à basse altitude.
Photographie AMAP
L'État-major général des armées annonce que 54 corps ont été retrouvés à Tagayat, dans le sous-secteur opérationnel de Ménaka, à la suite d'attaques qualifiées de terroristes contre des populations civiles. L'information a été diffusée par l'Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), dans une dépêche datée du dimanche 25 octobre 2026 à Bamako, qui reprend le communiqué militaire adressé à l'opinion.
Selon ce communiqué, l'armée a agi sur la base d'informations faisant état d'une attaque terroriste visant des civils dans cette zone du nord-est du pays. L'extrait publié ne détaille ni les moyens engagés sur place ni les circonstances exactes de la découverte des corps. Il n'indique pas davantage la date précise à laquelle les violences se sont produites.
Le texte disponible ne fournit aucune information sur l'identité des victimes, leur âge ou leur localité d'origine. Il ne nomme pas non plus de groupe armé. Faute d'autres éléments vérifiables, Le Griot du Jour s'en tient au bilan communiqué par l'état-major, seule source officielle à ce stade, et n'avance aucune hypothèse sur les auteurs.
Le 21 octobre, ce journal avait rapporté qu'au moins 48 civils avaient été tués lors d'attaques survenues le 18 octobre dans la région de Ménaka. Le communiqué relayé dimanche ne permet pas d'établir s'il s'agit des mêmes faits, d'un bilan actualisé ou d'événements distincts. Seule une précision des autorités militaires permettra de trancher cette question.
Le centre du pays a lui aussi connu des violences ces derniers jours. Selon Studio Tamani, des individus armés non identifiés ont attaqué, jeudi 22 octobre, le village de Danlekanda, dans la commune de Mutoumou, cercle de Bandiagara. La radio fait état d'un mort et d'un blessé par balle, sans mentionner de revendication.
Plusieurs questions restent en suspens : l'existence éventuelle de blessés à Tagayat, la prise en charge des familles, l'ouverture d'une enquête judiciaire et les mesures de sécurisation prévues pour la localité et ses environs. Le communiqué relayé par l'AMAP n'y répond pas. Le Griot du Jour publiera toute précision officielle dès qu'elle sera rendue publique.