Un officier des FAMa en treillis et béret s'exprime devant une rangée de micros lors du point de presse de l'armée consacré au bilan des opérations.
Photographie Malijet
Les Forces armées maliennes affirment avoir neutralisé plus de 4 880 terroristes et détruit 162 bases. Le bilan a été présenté vendredi 23 octobre 2026 à Bamako par le Colonel-major Bakary Bocar Maïga. Il s'exprimait devant la presse dans les locaux de la Direction de l'information et des relations publiques des Armées (DIRPA), selon l'Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et le quotidien L'Essor.
Les deux organes publient les mêmes chiffres, avec une nuance de vocabulaire. L'AMAP parle de terroristes « neutralisés ». L'Essor retient l'expression « mis hors d'état de combattre ». Ces données émanent de l'institution militaire elle-même. Le Griot du Jour n'a pas été en mesure de les confirmer auprès d'une source indépendante, et les présente donc comme le bilan revendiqué par l'armée.
Les extraits disponibles laissent plusieurs questions ouvertes. Ils ne précisent ni la période couverte par ce décompte, ni les régions où se sont déroulées les opérations. Ils ne mentionnent pas davantage d'éventuelles pertes dans les rangs des forces armées, ni le sort des populations civiles des zones concernées. Ces éléments conditionnent pourtant la lecture d'un tel bilan.
La communication de l'état-major intervient au lendemain d'une nouvelle attaque dans le centre du pays. Selon Studio Tamani, des individus armés non identifiés ont attaqué jeudi 22 octobre le village de Danlekanda, dans la commune de Mutoumou, cercle de Bandiagara. Une personne a été tuée et une autre blessée par balle, rapporte la radio.
Plus au sud, l'administration maintient ses restrictions. Le gouverneur de la région de Koulikoro, le Colonel-major Lamine Kapory Sanogo, a décidé le 21 octobre de proroger le couvre-feu pour un mois à compter de cette date, selon l'AMAP. L'agence précise que cette mesure a été prise après une évaluation de la situation sécuritaire dans la région.
Ces décisions administratives et ce bilan chiffré dessinent un même constat : la question sécuritaire reste au premier plan dans plusieurs régions. Le détail des opérations revendiquées par l'armée, leur chronologie et leur localisation restent à documenter. Les prochaines communications de la DIRPA devront dire si ces chiffres s'accompagnent d'un recul durable des attaques contre les villages.