Dans une salle de conférence à Dakar, les délégations de la CEDEAO et de l'AES prennent place de part et d'autre d'une banderole annonçant la réunion d'ouverture du dialogue sur la coopération, datée du 17 octobre 2026.
Photographie AMAP
Les premières négociations formelles entre la Confédération des États du Sahel (AES) et la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) se sont ouvertes samedi 17 octobre à Dakar, selon l'Agence malienne de presse (AMAP). Dès cette séance, les deux organisations sont convenues de mettre en place des groupes de travail thématiques conjoints, chargés de négocier un accord-cadre.
Ce mécanisme constitue le premier résultat tangible de la rencontre. Il fixe une méthode : les questions seront traitées par thèmes, au sein de groupes associant les deux parties. Les dépêches de l'AMAP consultées par la rédaction ne précisent toutefois ni la liste de ces thèmes, ni la composition des groupes, ni leur calendrier de travail.
La séance de Dakar intervient au lendemain d'une réunion tenue le 16 octobre à Ouagadougou. Selon Le Soft, les ministres de la Confédération y ont validé les orientations politiques et juridiques destinées à guider leur délégation. La Confédération s'est donc présentée à la table avec une ligne arrêtée en commun par ses États membres.
Côté malien, le quotidien national L'Essor présente l'ouverture des discussions comme le moment où « le Sahel pose les bases d'un partenariat refondé et souverain ». Cette lecture exprime le point de vue de la partie sahélienne. Les positions et déclarations de la CEDEAO ne figurent pas dans les articles dont dispose la rédaction à cette date.
L'AMAP qualifie ces échanges de premières négociations formelles entre les deux organisations. Le passage à ce stade donne aux discussions un cadre officiel et un objet précis : un accord-cadre dont le contenu reste entièrement à écrire. Les groupes de travail en seront les ateliers, sujet par sujet, avant toute signature éventuelle.
La notion de souveraineté traverse le débat public malien sur ce dossier. Interrogé par Journal du Mali sur son ouvrage « Souveraineté et refondation étatique au Mali (2020-2026) : vers l'Alliance des États du Sahel », l'enseignant-chercheur Ahmadou Touré affirme qu'« aucun développement durable n'est possible sans souveraineté effective ».
Plusieurs questions restent en suspens. La date de la première réunion des groupes de travail n'est pas connue, pas plus que leur lieu de réunion ou l'échéance fixée pour aboutir à un accord-cadre. Les domaines appelés à figurer dans ce futur texte n'ont pas été rendus publics dans les articles consultés.