Une table de jeu de cartes aux inscriptions en chinois et en anglais, avec son présentoir à jetons métallique, dans la salle de jeu clandestine visée par l'affaire jugée à Bamako.
Photographie Le Soft
La chambre d'accusation de la Cour d'appel de Bamako a ordonné la mise en liberté provisoire de treize ressortissants chinois poursuivis dans une affaire de casino clandestin présumé dans la capitale, rapporte Le Soft. Chacun d'eux doit verser une caution de 500 000 FCFA. Le procureur général a formé un pourvoi contre cette décision, selon le même journal.
La décision ne tranche pas le fond du dossier. Une mise en liberté provisoire permet à des personnes poursuivies d'attendre la suite de la procédure hors de détention, sans rien préjuger de leur responsabilité. Les treize ressortissants chinois restent présumés innocents : les éléments publiés ne font état d'aucune condamnation à leur encontre.
En formant un pourvoi, le parquet général porte son désaccord devant une juridiction supérieure. Le ministère public conteste ainsi l'appréciation de la chambre d'accusation, juridiction d'instruction du second degré, qui a jugé possible de mettre fin à la détention des intéressés moyennant le versement d'une caution individuelle.
Les arguments avancés de part et d'autre ne figurent pas dans les éléments de Le Soft dont dispose la rédaction. Ni la date de l'interpellation des treize personnes, ni l'emplacement exact de l'établissement visé, ni la qualification pénale retenue ne sont précisés. Le Griot du Jour s'en tient donc aux seules étapes de procédure établies.
Le dossier s'inscrit dans une séquence judiciaire chargée à Bamako. Selon L'Essor, Adama Sangaré et ses coaccusés sont attendus lundi à la barre du Pôle économique et financier. Le Soft rend compte, de son côté, d'une audience de la Chambre criminelle de la Cour d'appel où le parquet a requis vingt ans de prison contre un accusé désigné par ses initiales, N.T.
La portée concrète de l'ordonnance dépend désormais de son exécution. Le Soft n'indique pas si les cautions ont été versées, ni si les intéressés ont effectivement quitté leur lieu de détention. Ces deux éléments déterminent l'application réelle de la décision rendue par la chambre d'accusation.
L'issue du recours reste en suspens. Si la juridiction saisie donne raison au parquet général, la mise en liberté pourrait être remise en cause ; dans le cas contraire, les treize ressortissants chinois resteront libres jusqu'à la suite de la procédure. Aucune date d'examen du pourvoi n'apparaît dans les informations disponibles.