
Un soldat des Forces armées maliennes, cagoulé et en tenue camouflée, assis à l’arrière d’un pick-up dans une ruelle bordée de murs en banco.
Photographie Le Soft
Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont détruit mercredi 7 octobre plusieurs positions de groupes armés qualifiés de terroristes à Talhandak, à Kidal et à Tessalit, selon l'Agence malienne de presse (AMAP). Ces actions relèvent de l'opération Dougoukoloko. Elles surviennent vingt-quatre heures après le retour de l'armée dans Kidal. Aucun bilan chiffré ne figure dans les informations consultées par la rédaction.
L'entrée dans la ville, mardi 6 octobre, s'est faite sans heurts. Journal du Mali attribue cette absence de combats au retrait préalable des éléments du FLA. Studio Tamani indique que les soldats ont pris position sans rencontrer de résistance. Les deux médias concordent sur la date et sur le déroulement de l'opération.
Cette reprise conclut une progression engagée plusieurs jours plus tôt. Mardi matin, Le Soft signalait que plusieurs colonnes des FAMa avançaient vers la ville, l'opération passant alors à une dimension terrestre. Entre samedi soir et dimanche matin, deux séries de frappes aériennes avaient visé la ville de Kidal et le secteur de Tinzanwatène, selon le même journal.
L'offensive s'inscrit dans une séquence plus longue. Le Soft évoque les événements d'avril, puis les violents combats de juillet autour d'Anéfis, de Tabrichat et de Tabankort. Les frappes de mercredi sur Tessalit et Talhandak montrent que les opérations se poursuivent au-delà du chef-lieu régional, selon le communiqué relayé par l'AMAP.
Sur le plan humanitaire, la situation alimentaire reste préoccupante pour les déplacés et les familles d'accueil d'Aguelhoc, dans la région, selon Studio Tamani. Le Programme alimentaire mondial (PAM) y a commencé ses distributions de coupons au début de septembre, rapporte Journal du Mali. La première phase couvre environ 1 500 ménages déplacés ou accueillant des familles.
À Kidal même, la reprise relance le débat sur les conditions d'un retour durable de la paix, selon Studio Tamani. Pour certains Maliens cités par la radio, la priorité consiste à renforcer le dispositif sécuritaire. D'autres pistes figurent dans ce débat, mais leur détail n'apparaît pas dans les éléments dont dispose la rédaction.
Plusieurs questions restent ouvertes. Les sources consultées ne précisent ni la destination des éléments du FLA après leur retrait, ni l'ampleur du dispositif que l'armée entend maintenir dans la ville. L'évolution des opérations autour de Tessalit, de Talhandak et de Tinzanwatène, ainsi que leurs conséquences pour les populations civiles, demeurent à suivre.
Le Griot du Jour, d'après l'AMAP, Journal du Mali, Le Soft et Studio Tamani