Une large avenue de Kidal vue en hauteur, bordée de maisons basses, où circulent quelques véhicules pick-up, des motos et des hommes armés à pied.
Photographie Studio Tamani
L'armée malienne a repris mardi 6 octobre le contrôle de Kidal, dans le nord du pays. Selon Studio Tamani, les Forces armées maliennes (FAMa) sont entrées dans la ville sans rencontrer de résistance. Le Soft, qui cite des sources sécuritaires, situe cette entrée peu avant 14 heures. Le gouvernement, relayé par l'AMAP, inscrit cette action dans le cadre de l'opération Dougoukoloko.
La manœuvre terrestre a débuté dans la matinée. D'après Le Soft, plusieurs colonnes des FAMa progressaient alors vers la ville, après plusieurs jours de frappes aériennes dans la région. L'AMAP rapporte que l'armée, appuyée par ses partenaires russes, a renforcé et consolidé son dispositif à Kidal dans la journée, selon une annonce du gouvernement.
L'aviation avait préparé l'avancée. Le Soft fait état de deux séries de frappes aériennes menées entre samedi soir et dimanche matin, notamment sur la ville de Kidal et dans le secteur de Tinzanwatène. Le bilan de ces frappes n'est pas communiqué dans les articles disponibles, pas plus que d'éventuelles pertes lors de l'entrée des troupes dans la ville.
Ce retour intervient plus de cinq mois après la prise de Kidal, selon Studio Tamani. Le Soft rattache l'offensive actuelle aux « événements d'avril » et aux violents combats de juillet autour d'Anéfis, Tabrichat et Tabankort. Depuis plusieurs jours, l'armée avait intensifié ses opérations dans la région de Kidal, avant de faire passer l'effort des airs vers le sol.
Le nord n'est pas le seul théâtre. L'Essor titre sur des opérations de ratissage de l'armée à Koutiala, Kidal, Anéfif, Djenné et Mopti, soit plusieurs régions à la fois. Le quotidien national ne détaille pas, dans les éléments disponibles, la nature de ces opérations, les moyens engagés ni leurs résultats sur le terrain.
Plusieurs questions restent ouvertes. Les sources consultées ne précisent pas qui contrôlait Kidal avant l'entrée des FAMa, ni où se trouvent désormais ces forces. Aucune déclaration d'une partie adverse ne figure dans les articles du jour. Le gouvernement évoque un renforcement et une consolidation du dispositif, sans indiquer de calendrier ni d'effectifs.
La situation humanitaire demeure fragile dans la région. À Aguelhoc, la situation alimentaire reste préoccupante pour les personnes déplacées et les familles d'accueil, rapporte Studio Tamani. Le Programme alimentaire mondial (PAM) et ses partenaires y distribuent des coupons alimentaires à près de 8 000 bénéficiaires. Les articles du jour n'indiquent pas si l'opération militaire modifie l'acheminement de cette aide.