Capture d’écran d’une publication sur les réseaux sociaux présentant un prétendu communiqué officiel annonçant la fin du Fonds de soutien sur les crédits, marquée « Faux » par Studio Tamani.
Photographie Studio Tamani
Le ministère de l'Économie et des Finances dément être à l'origine d'un communiqué annonçant la clôture du Fonds de soutien sur les crédits, selon Studio Tamani. Le document, attribué au ministre lui-même, fixe la fin du dispositif au 1er octobre. La radio le présente comme un faux. Le département, de son côté, rejette toute paternité de ce texte.
Le contenu du document est précis, ce qui lui donne l'apparence d'une décision officielle. Il annonce une date d'arrêt. Il ajoute, toujours selon la version rapportée par Studio Tamani, qu'aucune nouvelle demande ne serait acceptée. Ces deux éléments, une échéance et une fermeture des guichets, sont ceux qui pèsent le plus sur les personnes concernées.
Le démenti du ministère porte sur l'origine du communiqué. Les éléments publiés par Studio Tamani ne détaillent pas, à ce stade, les conditions de fonctionnement du Fonds ni son calendrier. Le Griot du Jour s'en tient donc à ce qui est établi : le texte en circulation n'émane pas du département, qui affirme ne pas l'avoir rédigé.
Le procédé repose sur l'usurpation de la signature d'un membre du gouvernement. En attribuant l'annonce au ministre de l'Économie et des Finances, ses auteurs lui donnent le poids d'un acte administratif. Un document de cette nature peut conduire des demandeurs à renoncer à une démarche ou à modifier leurs projets de financement.
Le Fonds de soutien sur les crédits intéresse directement les personnes qui envisagent de solliciter un appui. Une annonce de clôture, assortie d'un refus de toute nouvelle demande, touche en premier lieu ce public. Le démenti vise précisément à éviter que ce faux document ne soit pris pour une décision effective.
Plusieurs questions demeurent ouvertes. L'auteur du communiqué n'est pas identifié. Le canal de sa diffusion n'est pas précisé dans les éléments disponibles. Le ministère n'a pas, selon ces mêmes éléments, annoncé de plainte ni d'enquête. Rien n'indique non plus depuis quand le texte circule, ni combien de personnes l'ont reçu.
L'information repose sur une source unique, Studio Tamani. Aucun autre média consulté par Le Griot du Jour n'en fait état à cette heure. Le journal reviendra sur ce dossier si le ministère de l'Économie et des Finances apporte des précisions sur le Fonds ou sur les suites données à cette usurpation.