Trois hommes réunis autour d'une table blanche en U, face à des micros, sur le plateau de Studio Tamani pour une émission de débat.
Photographie Studio Tamani
Les cours ont officiellement repris jeudi 1er octobre sur l'ensemble du territoire national, au titre de l'année scolaire 2026-2027, selon l'Agence malienne de presse (AMAP). Dans plusieurs localités, la reprise s'est faite avec des classes incomplètes : à Kolondièba comme dans le cercle de Diamou, les correspondants de l'agence ont constaté un manque d'enseignants dès le premier jour.
Dans le cercle de Diamou, la rentrée est effective, mais plusieurs établissements débutent l'année avec un déficit d'enseignants que l'AMAP qualifie d'important, notamment dans une école fondamentale citée par l'agence. À Kolondièba, les écoles visitées fonctionnent, mais avec trop peu de maîtres, un manque de tables-bancs et des effectifs jugés pléthoriques.
Studio Tamani décrit une rentrée partagée entre reprise des cours et écoles non fonctionnelles. La radio relève aussi que l'année s'ouvre sur fond de menace de grève. Les articles disponibles ne précisent ni les organisations à l'origine de cette menace, ni ses motifs, ni la date d'un éventuel arrêt de travail.
À Bamako, les autorités ont lancé l'année au groupe scolaire Mamadou Diarra, selon Studio Tamani. L'AMAP rapporte pour sa part que des ministres, dont ceux chargés de l'Urbanisme et de l'Énergie, ont donné le coup d'envoi à Daoudabougou. Dans les classes, la leçon modèle a porté sur la sécurité sanitaire des aliments en milieu scolaire, thème que L'Essor place au cœur du lancement.
Les gouverneurs ont présidé les cérémonies régionales. À Ouélessébougou, le gouverneur de la région de Bougouni, le général de brigade Ousmane Wélé, a lancé l'année à l'école publique de la localité. À San, le colonel-major Ousmane Sangaré, gouverneur de la région, a présidé le lancement à l'École A.T.T. de Médine, a constaté l'AMAP.
À Tenenkou, des milliers d'élèves ont retrouvé jeudi les différents établissements, après trois mois de vacances, selon l'AMAP. Les comptes rendus régionaux dessinent ainsi une rentrée inégale : effective partout où les journalistes se sont rendus, mais avec des moyens humains et matériels qui varient sensiblement d'une localité à l'autre.
Plusieurs questions restent ouvertes : l'affectation d'enseignants dans les écoles déficitaires, l'équipement des classes en tables-bancs, la réouverture des établissements non fonctionnels signalés par Studio Tamani et l'issue de la menace de grève. Les sources consultées ne fournissent ni calendrier ni bilan national chiffré sur ces différents points.