Un convoi de semi-remorques surbaissées transporte de volumineux équipements bâchés sur une route nationale, le type de matériel lourd au cœur de l'affaire des groupes électrogènes d'EDM-SA.
Photographie Le Soft
Adama Sanogo, patron de l'entreprise Case Construction, a été placé sous mandat de dépôt après s'être présenté le 17 septembre 2026 devant la Cour suprême, rapporte Le Soft. Revenu de Guinée, où le journal situe son exil, il est cité dans l'affaire dite des 27 groupes d'EDM-SA. Il reste présumé innocent : le mandat de dépôt est une mesure de procédure, non une condamnation.
Le dossier porte sur un marché de 6,269 milliards FCFA, selon le numéro 407 du Soft, paru le 2 octobre. Le journal y évoque des contrats supplémentaires, des défaillances de groupes et une résiliation. Ces éléments relèvent, à ce stade, de l'instruction. Aucun d'eux ne vaut établissement d'une responsabilité pénale tant que la justice ne s'est pas prononcée.
L'intéressé a fait connaître sa ligne de défense par voie de presse. Il entendrait « laver son honneur », écrit Le Soft, et promet de dire la vérité sur ce marché. Le journal ne rapporte pas, dans les éléments disponibles, le détail de ses explications ni la position de son conseil.
Le retour de l'entrepreneur change la nature du dossier. Tant qu'il se trouvait hors du pays, l'affaire restait en partie à l'arrêt. Sa présentation volontaire devant la haute juridiction permet désormais aux magistrats de l'entendre directement. Pour Le Soft, ce retour remet l'affaire au premier plan, mais « les comptes restent à faire ».
Le marché concerne EDM-SA, la société chargée de la fourniture d'électricité. Le montant en jeu, supérieur à six milliards de francs CFA, place ce dossier parmi les affaires financières suivies de près par la presse bamakoise. Le Soft en a fait la manchette de son édition du 2 octobre.
Plusieurs questions demeurent ouvertes. Le Soft ne précise ni la date d'une prochaine audition ni le calendrier de la procédure. Les éventuelles autres personnes concernées ne sont pas nommées dans les éléments publiés. Le rôle exact de chacune des parties dans les contrats supplémentaires et dans la résiliation reste à établir par la justice.
Les déclarations d'Adama Sanogo, telles que relayées, n'ont pas encore été confrontées aux pièces du dossier. Seule l'instruction dira si la promesse de vérité de l'entrepreneur éclaire ou complique ce marché. D'ici là, la présomption d'innocence s'applique pleinement.