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« Ce qui est dit ne meurt pas. »

Le Griot

du Jour

Chronique Quotidienne des Choses Vues et Entendues

Météo des
étonnements

Selon MALI-METEO, des orages isolés sont possibles et la visibilité reste bonne à moyenne sur l'ensemble du pays pour les prochaines 24 heures. Dans les régions du Nord, la poussière réduira la vue. Un foulard noué serré suffira à garder l'horizon plus net.

N° 091 — Édition du matin
Vendredi 9 octobre 2026
Prix : 3 colas — mais ça vaut un grin entier

MARIAGE AVANT 18 ANS : PLUS D'UNE FEMME SUR DEUX

 À l'approche de la Journée internationale de la fille, Journal du Mali place la protection des filles avant la cérémonie et désigne l'école comme premier rempart. 

Météo des étonnements

Météo des
étonnements

Selon MALI-METEO, des orages isolés sont possibles et la visibilité reste bonne à moyenne sur l'ensemble du pays pour les prochaines 24 heures. Dans les régions du Nord, la poussière réduira la vue. Un foulard noué serré suffira à garder l'horizon plus net.

Le Griot vous lit

Le bulletin du matin — environ deux minutes

Édition
extraordinaire !

Plus d'une Malienne de 20 à 24 ans sur deux a été mariée ou mise en union avant 18 ans, selon Journal du Mali.

Les alertes tardives et la déscolarisation figurent parmi les obstacles relevés par le journal.

FAWE Mali préconise d'écouter la fille sans jugement, d'évaluer les risques et d'établir un plan de sécurité.

La coordinatrice de FAWE Mali défend le maintien à l'école même après un mariage.

Un dialogue scolaire contre les violences basées sur le genre s'est tenu le 7 octobre à Kayes N'Di, selon Studio Tamani.

Chronique du fleuve

Par notre envoyé spécial
Le Scribe du Banconi

Le registre attend. Depuis le 1er octobre, les centres de révision ouvrent leurs portes et voient passer moins de monde que prévu. On remet volontiers à demain : la démarche paraît lointaine, le scrutin plus encore. Or une liste électorale ressemble à un grenier : ce qu'on n'y dépose pas, on ne le retrouve pas le jour venu. Vérifier son nom prend moins de temps qu'un premier verre de thé. Celui qui s'abstient laisse sa place à l'erreur, et l'erreur ne manque jamais un rendez-vous.

« « Un nom bien écrit aujourd'hui vaut mieux qu'une réclamation demain. » »
Trois jeunes femmes assises côte à côte, pagnes en bogolan, mains jointes et pieds ornés de henné, visages hors champ, sur un sol en carreaux cassés près de calebasses.

Trois jeunes femmes assises côte à côte, pagnes en bogolan, mains jointes et pieds ornés de henné, visages hors champ, sur un sol en carreaux cassés près de calebasses.
Photographie Journal du Mali

Au Mali, plus d'une femme âgée de 20 à 24 ans sur deux a été mariée ou mise en union avant ses 18 ans, selon Journal du Mali. Le journal publie un dossier sur le mariage d'enfants à l'approche de la Journée internationale de la fille. Son angle tient dans un titre : protéger avant la cérémonie, c'est-à-dire agir avant l'union plutôt que de constater après coup.

Selon Journal du Mali, plusieurs obstacles freinent cette protection. Les alertes arrivent souvent trop tard, lorsque les préparatifs sont déjà engagés. La déscolarisation accompagne fréquemment l'union précoce et prive les jeunes filles d'un cadre où leur situation pourrait être repérée. Le dossier relève aussi des différences qui compliquent la réponse des familles, de l'école et des autorités.

Coordinatrice de FAWE Mali, Naparé Magnini Diarra détaille dans un entretien accordé à Journal du Mali les mécanismes de détection des filles menacées. Sa méthode tient en trois temps : « Il faut écouter la fille sans jugement, évaluer les risques et établir un plan de sécurité et de maintien à l'école. » L'écoute précède ainsi toute décision prise au nom de l'adolescente.

La responsable ne s'arrête pas à la prévention. Elle expose aussi, selon le journal, les solutions permettant à une fille de poursuivre sa scolarité lorsque le mariage a déjà eu lieu. L'objectif affiché reste le même dans les deux cas : éviter que l'union ne referme la porte de la classe et ne coupe la jeune fille de toute formation.

Sur le terrain, l'école s'organise aussi contre les violences basées sur le genre. À Kayes N'Di, un dialogue scolaire s'est tenu mercredi 7 octobre au Groupe scolaire Abdourahmane Gueye 4, rapporte Studio Tamani. La rencontre s'inscrivait dans le cadre du projet Initiative Priorité à l'égalité, qui associe élèves et encadrement à la lutte contre ces violences.

Les deux démarches convergent vers un même point d'appui. L'établissement scolaire y apparaît à la fois comme lieu de repérage des situations à risque, comme espace de parole et comme garantie de continuité pour les filles concernées. Journal du Mali cite en outre l'expérience d'un pays voisin comme repère possible pour le Mali, présentée en page Afrique de cette édition.

Plusieurs questions restent ouvertes. Les articles publiés ne précisent ni le nombre de signalements traités ni le nombre de filles maintenues à l'école grâce à ces dispositifs. Ils ne disent pas davantage quelles suites les autorités entendent donner aux alertes tardives. La Journée internationale de la fille offrira une nouvelle occasion de mesurer les engagements pris.

Le Griot du Jour, d'après Journal du Mali et Studio Tamani

Réactions
(et retenues)

Un agent de centre de révision :

Nous avons le registre, les stylos et la patience. Il ne manque que vous.

Une animatrice d'Octobre Rose :

S'informer ne fait pas mal. C'est déjà le premier geste.

Un bénévole du Mois de la solidarité :

Quatre semaines pour rendre visite, c'est bien. Toute l'année, ce serait mieux.

Un supporter de la Coupe INPS :

Les maillots sont neufs. Reste à remplir les gradins.

Le ruban rose :

Je suis petit, mais je porte un grand message.

Petites annonces
de Bamako

  • CENTRE DE RÉVISION des listes électorales cherche visiteurs. Chaises libres, accueil assuré, file d'attente quasi inexistante. Se présenter avec sa pièce d'identité.
  • OCTOBRE ROSE. Recherchons femmes et hommes curieux de s'informer sur les signes qui doivent alerter. Conseil offert : mieux vaut consulter tôt que regretter tard.
  • MOIS DE LA SOLIDARITÉ. Voisins attentionnés demandés pour visites aux aînés et aux personnes vulnérables, quatre semaines durant. Seule exigence : un peu de temps et beaucoup d'écoute.
  • CNT, SESSION D'OCTOBRE. Projet de loi de finances 2027 cherche lecteurs attentifs. Délai : 75 jours au plus. Calculatrice conseillée.
  • COUPE INPS DE BASKETBALL. Quatre équipes en maillots neufs cherchent supporters à la voix solide pour les finales.

Le journal, chaque matin à 6 heures.

NORD : L'ARMÉE FRAPPE TAKALOT ET TALHANDAK

Selon l'AMAP, les FAMa ont détruit un véhicule chargé de matériel de guerre et visé un point logistique majeur.

Les Forces armées maliennes ont détruit un véhicule contenant du matériel de guerre au nord-est de Takalot, rapporte l'AMAP dans une dépêche datée du 9 octobre. L'agence fait aussi état d'une frappe contre un point logistique qualifié de majeur dans la zone de Talhandak, ainsi que d'une base, San figurant parmi les zones citées.

Ces opérations suivent l'entrée de l'armée à Kidal. Selon Journal du Mali, les FAMa y ont pris position mardi 6 octobre sans heurts, après le retrait de la ville des éléments du FLA. Le Soft rappelle que cette offensive fait suite aux événements d'avril et aux combats de juillet autour d'Anéfis, Tabrichat et Tabankort.

AMAP

SAN : TROIS JOURS SANS ÉLECTRICITÉ

La ville est restée trois jours et trois nuits privée de courant, rapporte Studio Tamani.

La ville de San a passé trois jours et trois nuits sans électricité, selon Studio Tamani. D'après une source proche du service local d'EDM citée par la radio, la coupure serait liée à un manque de carburant au niveau de la station de production. Studio Tamani souligne que la situation complique davantage le quotidien des habitants.

Aucune date de rétablissement n'est mentionnée dans l'article. À Kayes, le Comité de gestion des crises et catastrophes sur les hydrocarbures a assuré jeudi, selon l'AMAP, que l'essence disponible dans les stations-services couvre largement les besoins de consommation de la région.

Studio Tamani

RÉVISION DES LISTES : PEU D'AFFLUENCE

Lancée le 1er octobre, l'opération annuelle peine à attirer les électeurs dans plusieurs localités, selon Studio Tamani.

La révision annuelle des listes électorales, ouverte le 1er octobre 2026, mobilise peu de citoyens dans plusieurs localités du pays, rapporte Studio Tamani. Les autorités évoquent elles-mêmes un manque d'affluence dans les centres de révision chargés d'enregistrer les nouveaux inscrits et les changements de situation.

La radio a recueilli l'avis de plusieurs acteurs sur les raisons de cette faible participation. L'article ne fournit pas de chiffre sur le nombre d'inscriptions enregistrées depuis l'ouverture de l'opération.

Studio Tamani

Nouvelles d’Afrique

CÔTE D'IVOIRE : LE MARIAGE À 18 ANS POUR TOUS

La Côte d'Ivoire a fixé un âge commun de 18 ans pour le mariage, sans distinction entre filles et garçons, rapporte Journal du Mali. Le pays n'a pas totalement éliminé le mariage d'enfants, mais sa prévalence recule, selon les données de l'Enquête démographique et de santé citées par le journal.

Trois leviers ressortent de l'expérience ivoirienne : le seuil légal commun, l'enregistrement à l'état civil et les mécanismes d'alerte. Pour Journal du Mali, cet ensemble offre un repère au Mali, où le mariage précoce reste largement répandu.

Nouvelles du monde

NOTATION FINANCIÈRE : LE PARI DE L'AFCRA

L'Afrique veut peser sur un marché mondial de la notation largement dominé par Moody's, S&P et Fitch, rapporte Journal du Mali. Le continent mise pour cela sur l'Africa Credit Rating Agency (AfCRA), une agence appelée à porter un regard africain sur la solvabilité des États et des emprunteurs.

L'enjeu dépasse le continent : les notes des trois agences internationales orientent les décisions des investisseurs du monde entier. Selon Journal du Mali, l'AfCRA cherche à mieux refléter les réalités africaines et vise une notation jugée plus crédible.

Les chiffres qui piquent

  • Femmes de 20 à 24 ans mariées ou mises en union avant 18 ans au Mali, selon Journal du Maliplus d'une sur deux
  • Durée de la coupure d'électricité à San, selon Studio Tamani3 jours et 3 nuits
  • Date de lancement de la révision annuelle des listes électorales1er octobre 2026
  • Durée maximale de la session d'octobre du CNT75 jours
  • Jeunes réunis à Koulikoro pour débattre de leurs préoccupationsune cinquantaine
  • Chrétiens catholiques aux Journées pastorales du diocèse de Sanplus d'une centaine
  • Équipes finalistes de la Coupe INPS de basketball4
  • Durée des activités du Mois de la solidarité à Macina4 semaines
  • Orages tenus de prévenir avant de passer, selon nos informationsZéro

Le mot du jour

« Affluence »
(nom féminin)

Grand nombre de personnes qui se pressent au même endroit. Abondante au marché le samedi, plus timide ces jours-ci devant les centres de révision des listes électorales.

Le jeu du Griot

Je reviens chaque année, je commence en octobre, j'ai des centres partout et j'attends les citoyens avec un registre ouvert. Qui suis-je ?

Réponse dans l'édition de demain.

Réponse d'hier : Quatre participants par commune.

Interview exclusive
d'une liste électorale

Q : Comment vous portez-vous depuis le 1er octobre ?

R : Je suis ouverte, révisée, disponible. Les visites, en revanche, se font rares.

Q : Que reprochez-vous aux citoyens ?

R : Rien. Je constate seulement qu'on me consulte le jour du vote, rarement la veille.

Q : Votre plus grande crainte ?

R : Une lettre de travers dans un nom. Elle voyage avec moi jusqu'à l'urne.

Q : Un message pour nos lecteurs ?

R : Passez me voir. Je ne prends que quelques minutes et je ne juge personne.

Rions un peu !

Au grin, le cadet demande pourquoi le budget de l'État se discute pendant des semaines. Le doyen pose son verre : « Parce qu'il faut compter chaque franc deux fois, et le second compte est toujours plus long que le premier. »

Le sondage du grin

Révision des listes électorales : avez-vous vérifié votre inscription ?

Un geste, une voix — résultats demain matin.

Le dessin du jour

par Le crayon du Griot

Ils disent que le centre de révision nous attend.
RÉVISION DES LISTES Depuis le 1er octobre Vérifiez votre nom

Au poste, l'appel passe en plusieurs langues ; reste à faire le trajet jusqu'au centre.

Phrase de sage

« Celui qui ne se présente pas laisse les autres compter à sa place. »

— Sagesse du grin

En bref mais encore plus fort

  • Koutiala : le gouverneur, le général de brigade Harouna Samaké, a lancé jeudi le Mois de la solidarité avec des distributions de vivres et de kits, selon l'AMAP.
  • Bamako : Amadou Sow a été installé jeudi comme directeur général de la SOMAGEP-SA, rapporte l'AMAP.
  • Kayes : le comité de crise sur les hydrocarbures assure que l'essence en station couvre largement les besoins, selon l'AMAP.
  • Dioïla : le Haut conseil des collectivités a recueilli jeudi les préoccupations des élus locaux lors de concertations régionales, selon l'AMAP.
  • Bandiagara : le comité de gestion scolaire a contrôlé mercredi la qualité des aliments vendus aux élèves de l'école Mamadou Tolo, rapporte Studio Tamani.
  • Kangaba : le dispositif de ciblage du projet FIER II, consacré à l'insertion des jeunes ruraux, a été présenté aux acteurs locaux, selon l'AMAP.
  • Kita : un accident de la circulation a fait un mort et un blessé grave mercredi 7 octobre, selon Studio Tamani.
  • Koulikoro : l'UJRM a expliqué jeudi aux professionnels des médias les avantages de leur convention collective, selon l'AMAP.
  • Bamako : le président Assimi Goïta s'est rendu chez le doyen de la capitale dans le cadre du Mois de la solidarité, rapporte L'Essor.

L’enquête du dimanche

Rentrée 2026-2027 : l'école malienne connaît le nombre de ses portes fermées, pas celui de ses maîtres manquants

Le grand format de la semaine — l’ouverture se lit librement, la suite avec votre compte, gratuit. Toutes les enquêtes.

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Le Griot du Jour — Ce qui est dit ne meurt pas.

Sources de cette édition : Studio Tamani · AMAP · Journal du Mali · Le Soft · L’Essor · Sahel Tribune · Sikafinance · Agence Ecofin · APA News

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