Lire à la lampeRevenir au papier clair
« Ce qui est dit ne meurt pas. »

Le Griot

du Jour

Chronique Quotidienne des Choses Vues et Entendues

Météo des
étonnements

Les pluies se raréfient sur le sud du pays et la chaleur reprend le dessus de Kayes à Gao, sous un ciel largement dégagé au nord. Pensez à boire régulièrement aux heures chaudes. Les chapeaux de paille reprennent du service.

N° 096 — Édition du matin
Mercredi 14 octobre 2026
Prix : 3 colas — mais ça vaut un grin entier

KOULIKORO : LE NIGER ATTEINT 5,46 MÈTRES

 Le fleuve monte toujours à Koulikoro, 74 centimètres au-dessus de son niveau de 2025. Dans la région de Kayes, des lâchers d'eau sont annoncés cette semaine au barrage de Manantali. 

Météo des étonnements

Météo des
étonnements

Les pluies se raréfient sur le sud du pays et la chaleur reprend le dessus de Kayes à Gao, sous un ciel largement dégagé au nord. Pensez à boire régulièrement aux heures chaudes. Les chapeaux de paille reprennent du service.

Le Griot vous lit

Le bulletin du matin — environ deux minutes

Édition
extraordinaire !

Le niveau du Niger a atteint 5,46 mètres à Koulikoro le dimanche 11 octobre, selon la Direction régionale de l'hydraulique.

À la même période en 2025, il s'établissait à 4,72 mètres.

Le bulletin régional indique que la montée du fleuve se poursuit.

Des lâchers d'eau sont prévus cette semaine au barrage de Manantali, selon un communiqué de la SEMF cité par l'AMAP.

L'annonce est portée par l'OMVS et la SOGEM, gestionnaires de l'ouvrage sur le fleuve Sénégal.

Chronique du fleuve

Par notre envoyé spécial
Kôrô Dogo

Le Mois de la solidarité a ouvert sa 31ᵉ édition par un geste simple : frapper à la porte des anciens. À Kati, à Bougouni, à Kangaba, les autorités sont allées s'asseoir chez les doyens. On mesure mal ce que vaut une visite. Elle ne remplit pas le grenier, elle remplit la journée. Un vieillard qu'on écoute redevient bibliothèque. Les kits seront consommés ; la conversation, elle, restera. Que le mois dure ce qu'il dure, l'habitude devrait durer davantage.

« « Ce que le vieillard voit assis, le jeune ne le voit pas debout. » »
Le fleuve Niger à Koulikoro, au pied des collines rocheuses, dont le niveau continue de monter.

Le fleuve Niger à Koulikoro, au pied des collines rocheuses, dont le niveau continue de monter.
Photographie Studio Tamani

Le fleuve Niger poursuit sa montée à Koulikoro. Selon le bulletin de la Direction régionale de l'hydraulique, relayé par Studio Tamani, son niveau a atteint 5,46 mètres le dimanche 11 octobre, contre 4,72 mètres à la même période en 2025. Dans la région de Kayes, sur le bassin du fleuve Sénégal, des lâchers d'eau sont prévus cette semaine au barrage de Manantali, rapporte l'AMAP.

À date égale, l'écart avec l'an dernier atteint donc 74 centimètres. Le bulletin régional décrit une tendance nette : la hausse se poursuit. Les éléments publiés par Studio Tamani ne mentionnent toutefois ni la date d'un pic attendu ni le franchissement d'un seuil d'alerte. Ils se limitent aux relevés et à la comparaison avec la saison précédente.

L'annonce concernant Manantali émane de l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et de la Société de gestion de l'énergie de Manantali (SOGEM). Elle passe par la Société d'exploitation de Manantali et de Félou (SEMF), qui informe dans un communiqué, selon l'AMAP, que ces lâchers interviendront au cours de la semaine.

Un lâcher consiste à libérer vers l'aval une partie de l'eau retenue par un barrage. L'extrait du communiqué disponible ne précise ni les volumes en jeu, ni les jours exacts des opérations, ni les localités riveraines concernées. Ces précisions conditionnent pourtant l'organisation des populations installées le long du fleuve Sénégal, en aval de l'ouvrage.

Les deux informations relèvent de bassins et d'autorités distincts. Sur le Niger, le suivi revient à une direction régionale de l'État malien, qui publie des bulletins périodiques. Sur le Sénégal, la gestion de Manantali dépend d'une structure interétatique, l'OMVS, et de ses sociétés d'exploitation. Les deux annonces tombent néanmoins la même semaine, en pleine période de hautes eaux.

Plusieurs questions restent ouvertes. Les extraits consultés ne font état d'aucun dégât et d'aucune consigne particulière adressée aux riverains, ni à Koulikoro ni dans la région de Kayes. L'évolution du niveau du Niger dans les prochains jours et le détail du calendrier des lâchers à Manantali seront déterminants pour mesurer les effets de cette saison sur les deux fleuves.

Le Griot du Jour, d'après Studio Tamani et l'AMAP

Réactions
(et retenues)

Un délégué de ligue, à la sortie de l'Assemblée générale :

Aujourd'hui on révise les textes ; les crampons attendront demain.

Une couturière de Médine :

Le bogolan ne court pas après la mode, c'est elle qui vient le chercher.

Un parent d'élève à Yélimané :

Le cartable est plein ; reste à remplir les têtes.

Un étudiant en géologie :

Connaître son sous-sol, c'est enfin savoir sur quoi l'on marche.

Le sous-sol malien :

Qu'on me forme des spécialistes : j'ai beaucoup à raconter, mais je parle lentement.

Petites annonces
de Bamako

  • PERDU : un stylo de délégué, égaré entre deux projets de révision des statuts. Rapporter à la Femafoot, récompense en applaudissements.
  • TAILLEUR cherche bazin assez patient pour défiler trois jours d'affilée au Mémorial Modibo Keïta.
  • CHERCHE tabouret solide pour le Forum de Bamako : les débats sur la cohésion sociale se prolongent volontiers.
  • STATISTICIEN offre café sans sucre ; les morceaux seront comptés à part. Écrire à l'INSTAT, rubrique restitution.

Le journal, chaque matin à 6 heures.

ZONE AÉROPORTUAIRE : ADAMA SANGARÉ À LA BARRE

L'ancien maire du district de Bamako comparaît depuis lundi devant le Pôle national économique et financier.

L'ancien maire du district de Bamako, Adama Sangaré, et ses coaccusés comparaissent depuis lundi devant le Pôle national économique et financier, rapporte Studio Tamani. Le procès porte sur l'affaire du morcellement de la zone aéroportuaire de Bamako. Les audiences se poursuivent.

Les prévenus restent présumés innocents tant qu'aucune décision définitive n'a été rendue. Les éléments publiés par Studio Tamani ne détaillent ni les chefs d'accusation retenus contre chacun, ni le nombre de coaccusés, ni la date attendue du verdict.

Studio Tamani

DÉPLACÉS : L'ÉCOLE REPREND, LE TOIT MANQUE

À Mopti et à Bamako, les cours reprennent pour les enfants déplacés, mais leurs familles cherchent encore un logement.

À Mopti, des familles déplacées ont quitté les salles de classe qu'elles occupaient avant la rentrée, ce qui a permis aux cours de reprendre, selon Studio Tamani. À Bamako, les enfants de l'ancien site de Faladié sont progressivement réinscrits dans les écoles.

La scolarité redémarre, mais la question de l'hébergement reste entière : selon la radio, les familles concernées cherchent encore un toit. Le nombre de foyers touchés et les solutions envisagées ne figurent pas dans les éléments disponibles.

Studio Tamani

FEMAFOOT : LES RÉFORMES EN ASSEMBLÉE

La Fédération malienne de football a ouvert mardi à Bamako sa 53ᵉ Assemblée générale ordinaire.

La Fédération malienne de football (Femafoot) a ouvert mardi matin à Bamako les travaux de sa 53ᵉ Assemblée générale ordinaire, rapportent l'AMAP et L'Essor. Les réformes dominent l'ordre du jour.

Selon l'AMAP, les délégués doivent notamment examiner plusieurs projets de révision. Le contenu précis de ces textes et le calendrier de leur adoption ne sont pas détaillés dans les extraits disponibles.

AMAP

Nouvelles d’Afrique

SAHEL : LE NUMÉRIQUE ET LA COHÉSION SOCIALE

Le Forum de Bamako sur le Numérique et la Cohésion sociale a tenu mardi sa rencontre annuelle dans la capitale malienne, selon l'AMAP et L'Essor. Représentants d'institutions et professionnels des médias y ont plaidé pour une gouvernance numérique inclusive, présentée comme une condition de la cohésion sociale à l'échelle du Sahel.

La journaliste Siguéta Salimata Dembélé, du quotidien national L'Essor, y a présenté ses travaux sur la protection numérique des enfants, rapporte l'AMAP. Elle a alerté sur les violences numériques dont les plus jeunes sont la cible.

Nouvelles du monde

GAZ : L'ÉMIR DU QATAR MET EN GARDE

L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, a averti mardi que toute perturbation affectant son pays se répercutait rapidement sur les marchés internationaux du gaz, selon l'AMAP.

D'après la même source, le dirigeant a souligné que ces effets atteignaient aussi les consommateurs. Le cadre exact de cette déclaration et les perturbations visées ne sont pas précisés dans l'extrait disponible. Sa portée dépasse le Golfe : elle concerne tous les pays importateurs.

Les chiffres qui piquent

  • Niveau du Niger à Koulikoro le 11 octobre5,46 m
  • Niveau à la même période en 20254,72 m
  • Personnes enrôlées au RAVEC à Koulikoro de janvier à juin 2026plus de 10 340
  • Femmes parmi ces personnes enrôlées682
  • Assemblée générale ordinaire de la Femafoot ouverte mardi53ᵉ
  • Édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l'exclusion31ᵉ
  • Jeunes filles récompensées à Macina pour leurs moyennes12
  • Édition de la Journée internationale de la fille célébrée au Mali15ᵉ
  • Personnes âgées visitées par le préfet de Kati le 7 octobre4

Le mot du jour

« Enrôlement »
(nom masculin)

Démarche par laquelle on confie son nom, son visage et ses empreintes à un registre, afin que l'administration sache enfin que l'on existe ; s'accompagne généralement d'une file d'attente et d'une photo que l'on préfère ne pas montrer.

Le jeu du Griot

Complétez le proverbe bambara : « Le morceau de bois a beau séjourner dans l'eau, il ne deviendra jamais ______. »

Réponse dans l'édition de demain.

Réponse d'hier : 100 millions de FCFA.

Interview exclusive
du câble de fibre optique Mali-Sénégal

Q : Vous êtes relié depuis le 5 octobre. Premières impressions ?

R : Je me sens moins seul à la frontière. De l'autre côté, on me répond à la vitesse de la lumière, c'est flatteur.

Q : Quel est votre débit ?

R : Mes capacités techniques restent à publier. Comme les gens bien élevés, je ne parle pas de mes mesures en public.

Q : Et vos conditions commerciales ?

R : Même réponse, en plus discret.

Q : Un message aux internautes ?

R : Patience. Je transporte la lumière ; pour le prix, il faudra attendre qu'on allume au bureau.

Rions un peu !

Au grin, on demande pourquoi le bogolan ne s'inquiète pas de la Fashion Week. Réponse du doyen : « Il défilait déjà bien avant qu'on invente les podiums. »

Le sondage du grin

Bamako Fashion Week : quel tissu du patrimoine porterez-vous ce vendredi ?

Un geste, une voix — résultats demain matin.

Le dessin du jour

par Gravure de Bina

Aujourd'hui, pas de dictée : les gestes qui sauvent.
LEÇON DU JOUR Premiers secours Ségou, octobre 2026

À Ségou, l'ANASER et la Protection civile font entrer le secourisme dans les établissements secondaires.

Phrase de sage

« C'est à plusieurs que l'on soulève le toit de la case. »

— Proverbe d'Afrique de l'Ouest

En bref mais encore plus fort

  • Ségou : un mort et deux blessés dans un accident de la circulation, selon L'Essor.
  • Ségou : l'ANASER et la Protection civile forment depuis le 12 octobre les élèves du secondaire aux gestes de premiers secours.
  • Yorosso : campagne gratuite de dépistage de la cataracte au Centre de santé de référence depuis le 12 octobre.
  • Yélimané : la Jeune Chambre internationale a remis des kits scolaires à des élèves de familles modestes le 10 octobre.
  • Kayes : la Génération 50 distribue depuis le 12 octobre des dons aux personnes démunies de Khasso et de Kayes N'Di.
  • Kangaba : le premier adjoint au préfet, Drissa Konaré, a lancé mardi le Mois de la solidarité par des visites aux personnes âgées.
  • Bougouni : le gouverneur de région a rendu visite le 12 octobre aux doyens d'âge de la ville.
  • Mopti : point de presse le 12 octobre avant la relance des groupes culturels Tombola.
  • Mines : le Commissariat chargé des activités minières mobilise les médias contre la drague dans l'orpaillage, selon Le Soft.

L’enquête du dimanche

Rentrée 2026-2027 : l'école malienne connaît le nombre de ses portes fermées, pas celui de ses maîtres manquants

Le grand format de la semaine — l’ouverture se lit librement, la suite avec votre compte, gratuit. Toutes les enquêtes.

Abonnez-vous !

Abonnement au Griot du Jour : trois mois, un sourire ; six mois, deux sourires ; l'année entière, une place réservée au grin. S'adresser au crieur, qui rend la monnaie en nouvelles.

Chaque matin à 6 h, heure de Bamako, le journal complet en PDF dans votre boîte. Gratuit, désabonnement en un geste.

Faites circuler

Une nouvelle ne vaut que si elle voyage. Portez celle-ci au grin :

WhatsApp Facebook Telegram

Recevez la dépêche chaque matin sur la chaîne WhatsApp — le Griot est aussi sur Facebook.

Le Griot du Jour — Ce qui est dit ne meurt pas.

Sources de cette édition : Studio Tamani · AMAP · Journal du Mali · Le Soft · L’Essor · Sahel Tribune · Sikafinance · Agence Ecofin · APA News

Nous écrire : contact@griotdujour.com · Les rubriques · Qui fait ce journal · Passer une réclame : griotdujour.com/reclame

Suivez le journal sur WhatsApp · Facebook · Telegram