Le fleuve Niger à Koulikoro, au pied des collines rocheuses, dont le niveau continue de monter.
Photographie Studio Tamani
Le fleuve Niger poursuit sa montée à Koulikoro. Selon le bulletin de la Direction régionale de l'hydraulique, relayé par Studio Tamani, son niveau a atteint 5,46 mètres le dimanche 11 octobre, contre 4,72 mètres à la même période en 2025. Dans la région de Kayes, sur le bassin du fleuve Sénégal, des lâchers d'eau sont prévus cette semaine au barrage de Manantali, rapporte l'AMAP.
À date égale, l'écart avec l'an dernier atteint donc 74 centimètres. Le bulletin régional décrit une tendance nette : la hausse se poursuit. Les éléments publiés par Studio Tamani ne mentionnent toutefois ni la date d'un pic attendu ni le franchissement d'un seuil d'alerte. Ils se limitent aux relevés et à la comparaison avec la saison précédente.
L'annonce concernant Manantali émane de l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et de la Société de gestion de l'énergie de Manantali (SOGEM). Elle passe par la Société d'exploitation de Manantali et de Félou (SEMF), qui informe dans un communiqué, selon l'AMAP, que ces lâchers interviendront au cours de la semaine.
Un lâcher consiste à libérer vers l'aval une partie de l'eau retenue par un barrage. L'extrait du communiqué disponible ne précise ni les volumes en jeu, ni les jours exacts des opérations, ni les localités riveraines concernées. Ces précisions conditionnent pourtant l'organisation des populations installées le long du fleuve Sénégal, en aval de l'ouvrage.
Les deux informations relèvent de bassins et d'autorités distincts. Sur le Niger, le suivi revient à une direction régionale de l'État malien, qui publie des bulletins périodiques. Sur le Sénégal, la gestion de Manantali dépend d'une structure interétatique, l'OMVS, et de ses sociétés d'exploitation. Les deux annonces tombent néanmoins la même semaine, en pleine période de hautes eaux.
Plusieurs questions restent ouvertes. Les extraits consultés ne font état d'aucun dégât et d'aucune consigne particulière adressée aux riverains, ni à Koulikoro ni dans la région de Kayes. L'évolution du niveau du Niger dans les prochains jours et le détail du calendrier des lâchers à Manantali seront déterminants pour mesurer les effets de cette saison sur les deux fleuves.