Les vannes d’un barrage déversent l’eau en aval, ouvrage hydraulique au cœur des aménagements concernés par la phase II du programme Bani-Sélingué.
Photographie Journal du Mali
Le gouvernement de transition a adopté, le 9 octobre, les textes qui encadrent pour cinq ans la phase II du programme Bani-Sélingué, rapporte Journal du Mali. Cette nouvelle étape prévoit l'aménagement de 10 240 hectares supplémentaires et la réalisation de 135 kilomètres de pistes agricoles. Le coût total de l'opération est évalué à 47,4 milliards de FCFA, selon le journal.
L'adoption coïncide avec le Conseil des ministres réuni en session ordinaire le vendredi 9 octobre au palais de Koulouba, sous la présidence du général d'armée Assimi Goïta, président de la Transition, d'après le communiqué diffusé par l'AMAP. L'appellation « phase II » signale que le programme prolonge une première étape, dont l'article ne dresse pas le bilan.
Le dispositif repose sur deux volets. Le premier concerne la terre : les 10 240 hectares annoncés s'ajoutent aux surfaces déjà couvertes par le programme. Le second porte sur la desserte, avec 135 kilomètres de pistes agricoles à construire. Journal du Mali inscrit l'ensemble dans un horizon de cinq ans, durée retenue par les textes adoptés.
Ce cadre est arrêté alors que la campagne agricole s'achève dans un climat contrasté. Dans le cercle de Koro, la récolte du mil a timidement commencé malgré des poches de sécheresse et un démarrage tardif de la saison, selon Studio Tamani. Les producteurs y restent inquiets : la radio rapporte que les pluies menacent désormais les épis arrivés à maturité.
Pour les exploitants, l'intérêt du programme tient à l'association des deux volets : des parcelles aménagées et des voies pour y accéder. La fixation d'une durée de cinq ans établit par ailleurs une échéance. L'exécution des travaux pourra être mesurée à l'aune des objectifs chiffrés que les textes affichent, en hectares comme en kilomètres.
Plusieurs points restent à préciser. Journal du Mali ne détaille pas, dans les éléments publiés, la répartition du financement entre l'État et d'éventuels partenaires, ni le calendrier des premiers chantiers. La localisation exacte des nouveaux périmètres et le nombre d'exploitants appelés à en bénéficier ne sont pas davantage indiqués à ce stade.