Un responsable malien et une responsable russe se serrent la main en tenant chacun un dossier de signature, devant un panneau annonçant une cérémonie de signature d'accord dans le domaine sanitaire.
Photographie AMAP
Le Mali et la Fédération de Russie ont paraphé un accord dans le domaine de la santé publique, le mercredi 28 octobre, sur le site du forum tenu à Moscou en marge du troisième sommet Russie–Afrique, selon l'Agence malienne de presse (AMAP). L'agence qualifie le texte d'« accord majeur ». Côté malien, la signature a été apposée par un ministre du gouvernement de transition.
La dépêche disponible ne détaille pas le contenu de l'accord. Son montant, ses domaines précis d'application et son calendrier de mise en œuvre ne sont pas indiqués à ce stade. Ces éléments décideront pourtant de sa portée réelle pour les hôpitaux, les centres de santé et les patients, à Bamako comme dans les régions.
Le texte a été conclu pendant le sommet ouvert mercredi 28 octobre dans la capitale russe, rencontre prévue sur deux jours, jusqu'au 29, d'après Journal du Mali. Studio Tamani rapporte que des dirigeants africains ont siégé en séance plénière aux côtés du président russe, Vladimir Poutine, avant les échanges bilatéraux tenus en parallèle.
Le président de la Transition, le général d'armée Assimi Goïta, a quitté Bamako le dimanche 25 octobre pour prendre part à cette rencontre, rapportent Journal du Mali et Le Soft. Ce dernier souligne qu'il s'agit de son retour à Moscou un peu plus d'un an après sa première visite officielle en Russie.
Le Soft inscrit ce déplacement dans ce qu'il décrit comme un nouvel axe stratégique entre Bamako et le Kremlin. La signature d'un texte sanitaire donne à cette relation, jusqu'ici surtout commentée sur le plan politique et sécuritaire, un volet social directement lié aux services rendus à la population.
La santé n'a pas été le seul sujet abordé. Jeudi, Alassane Souleymane, cité par l'AMAP en qualité de directeur général, a appelé les médias à conjuguer leurs efforts contre la désinformation et à contribuer au renforcement des relations entre la Russie et l'Afrique. Il a plaidé pour une riposte médiatique coordonnée.
Studio Tamani pose la question du bilan concret de ces sommets pour le Mali, au-delà des rencontres diplomatiques. L'accord de santé constitue un premier élément de réponse. Restent en suspens ses modalités d'application, son financement et la date à laquelle ses premiers effets pourraient être mesurés sur le terrain.