La façade du siège du Bureau du Vérificateur général à Bamako, institution que dirigeait Sidi Sosso Diarra.
Photographie Le Soft
L'ancien Vérificateur général Sidi Sosso Diarra a été placé sous mandat de dépôt vendredi 30 octobre dans la soirée, à Bamako, selon Le Soft. La même mesure vise Amadou Diop, qui était son directeur administratif et financier au moment des faits. Les deux hommes ont été placés en détention à l'issue de leur comparution.
Un mandat de dépôt ordonne la détention d'une personne pendant que la justice examine son dossier. Il ne constitue ni un jugement ni une condamnation. Sidi Sosso Diarra et Amadou Diop restent présumés innocents des faits qui leur seraient reprochés, tant qu'une juridiction n'a pas statué sur le fond de l'affaire.
La partie de l'article de Le Soft accessible à notre rédaction ne précise ni la nature exacte des faits, ni leur qualification pénale, ni la juridiction devant laquelle les deux hommes ont comparu. Le Griot du Jour s'abstient donc de toute hypothèse sur le contenu du dossier et s'en tient aux éléments publiés.
La formule employée par nos confrères, « au moment des faits », rattache la procédure à la période où les deux hommes travaillaient ensemble : l'un à la tête du Bureau du Vérificateur général, l'autre à la direction de ses services administratifs et financiers. Aucune date précise ni aucun montant ne figurent dans les éléments disponibles.
Cette décision intervient au terme d'une semaine dense pour la justice économique et financière. Lundi 26 octobre, la Chambre criminelle du Pôle national économique et financier a rendu son verdict dans un autre dossier, celui de la zone aéroportuaire, selon Le Soft. Rien, dans les éléments publiés, n'établit de lien entre les deux affaires.
Ni les avocats des deux hommes ni le parquet ne s'expriment dans les éléments disponibles. La version des personnes mises en cause reste donc inconnue à ce stade. Le Griot du Jour rendra compte de leurs réactions et de celles de l'accusation dès qu'elles seront rendues publiques.
Plusieurs questions demeurent en suspens : les charges retenues, la durée de la détention et le calendrier de la procédure. La suite appartient désormais aux juges, seuls habilités à se prononcer sur la responsabilité éventuelle des deux anciens responsables dans les faits qui leur seraient imputés.