Un homme en boubou clair et lunettes, assis les mains jointes devant un drapeau, lors d’un entretien à Bamako.
Photographie Sahel Tribune
Des hommes armés ont installé plusieurs postes de péage illégaux sur l'axe reliant Gao à N'Tillit, selon des usagers de la route cités par Studio Tamani. D'après ces mêmes sources, chaque car doit acquitter 100 000 FCFA au premier barrage et chaque passager 10 000 FCFA. Ni l'identité ni l'appartenance de ces hommes armés ne sont précisées dans les éléments disponibles.
Le prélèvement exigé d'un véhicule représente dix fois celui qui est réclamé à un voyageur. Selon les usagers, le paiement viserait à la fois le car et chacun de ses occupants. La radio évoque plusieurs postes : les montants qui seraient pratiqués aux barrages suivants ne figurent pas dans les extraits consultés par notre rédaction.
Studio Tamani qualifie ces postes d'illégaux. Les sommes en cause ne relèvent d'aucun cadre officiel connu et pèseraient directement sur deux catégories : les transporteurs, qui paient pour leurs véhicules, et les passagers, qui paient pour leur place. Aucun autre média du jour ne confirme ni ne dément ces témoignages, qui restent donc attribués à leur seule source.
Les déclarations proviennent d'usagers dont le nombre n'est pas indiqué. La date d'installation des barrages, leur emplacement exact sur l'itinéraire et leur nombre précis demeurent inconnus. Le Griot du Jour rapporte ces informations sous l'attribution de Studio Tamani et au conditionnel pour tout ce qui n'est pas établi de manière indépendante.
L'article ne fait état d'aucune réaction des autorités administratives de la région ni des forces de défense et de sécurité. Il ne mentionne pas davantage de prise de position des syndicats de transporteurs. Faute de ces éléments, la réponse publique à ces prélèvements ne peut être décrite à ce stade.
Plusieurs questions restent ouvertes : la durée depuis laquelle ces barrages fonctionnent, le sort réservé aux voyageurs incapables de payer, et l'éventuelle suspension de certaines liaisons par les compagnies. Les éléments consultés n'y répondent pas. Notre rédaction suivra le dossier et publiera toute confirmation ou réaction officielle dès qu'elle sera rendue publique.