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« Ce qui est dit ne meurt pas. »

Le Griot

du Jour

Chronique Quotidienne des Choses Vues et Entendues

Météo des
étonnements

La saison sèche s'installe sur l'ensemble du pays : ciel dégagé, journées chaudes et nuits qui fraîchissent peu à peu. Au nord, les premiers souffles d'harmattan chargent l'air de poussière. Les matinaux ressortent une écharpe qu'ils rangeront avant midi.

N° 119 — Édition du matin
Vendredi 6 novembre 2026
Prix : 3 colas — mais ça vaut un grin entier

SIDI SOSSO DIARRA CONDAMNÉ À CINQ ANS AVEC SURSIS

 La Cour d'appel de Bamako a condamné jeudi l'ancien Vérificateur général et son ex-directeur administratif et financier, assortissant la peine d'une sanction pécuniaire de près d'un milliard, selon L'Essor. 

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La saison sèche s'installe sur l'ensemble du pays : ciel dégagé, journées chaudes et nuits qui fraîchissent peu à peu. Au nord, les premiers souffles d'harmattan chargent l'air de poussière. Les matinaux ressortent une écharpe qu'ils rangeront avant midi.

Le Griot vous lit

Le bulletin du matin — environ deux minutes

Édition
extraordinaire !

Le verdict a été rendu jeudi 5 novembre par la Chambre criminelle de la Cour d'appel de Bamako.

Sidi Sosso Diarra et Amadou Diop écopent chacun de cinq ans d'emprisonnement avec sursis, selon Le Soft.

Une condamnation pécuniaire de près d'un milliard leur est infligée, selon L'Essor.

Les faits jugés portent sur la gestion du Bureau du Vérificateur général entre 2004 et 2010.

Deux rapports de la Section des comptes de la Cour suprême sont à l'origine des poursuites.

Chronique du fleuve

Par notre envoyé spécial
Tièba le Veilleur

Ils reviennent par Yanfolila, par Kouremalé, par la route de Bamako. Ce ne sont pas des chiffres de passage, ce sont des voisins, des cousins, des hommes partis gagner leur pain et rentrés plus tôt que prévu. Le pays a l'habitude des départs ; il connaît moins l'art des retours précipités. L'accueil ne se décrète pas seulement dans les bureaux : il se joue aussi dans une cour, autour d'un plat partagé, d'une natte dépliée. Là, chacun de nous a son rôle.

« « Celui qui revient au pays n'est jamais un étranger. » »
Sidi Sosso Diarra, ancien Vérificateur général, s’exprimant devant des micros lors d’une intervention publique antérieure à sa condamnation.

Sidi Sosso Diarra, ancien Vérificateur général, s’exprimant devant des micros lors d’une intervention publique antérieure à sa condamnation.
Photographie Malijet

La Chambre criminelle de la Cour d'appel de Bamako a rendu son délibéré jeudi 5 novembre. L'ancien Vérificateur général Sidi Sosso Diarra et Amadou Diop, son directeur administratif et financier au moment des faits, ont été condamnés à cinq ans d'emprisonnement avec sursis, rapporte Le Soft. La décision tombe moins d'une semaine après leur comparution devant cette même juridiction.

La peine de prison s'accompagne d'une condamnation pécuniaire de près d'un milliard, selon L'Essor. Le quotidien national ne précise pas, dans les éléments disponibles, la nature exacte de cette somme, amende ou réparation, ni sa répartition entre les deux condamnés. Ce volet financier constitue néanmoins la part la plus lourde du verdict prononcé par les juges d'appel.

Les deux hommes avaient été placés sous mandat de dépôt le vendredi précédent, dans la soirée, à l'issue de leur comparution, selon Le Soft. Cette mesure de détention avait marqué l'ouverture de la phase de jugement d'un dossier instruit depuis plusieurs années et resté longtemps en attente devant les juridictions de la capitale.

L'affaire trouve son origine dans deux rapports de la Section des comptes de la Cour suprême. Selon Le Soft, ces documents ont relevé des irrégularités dans la gestion du Bureau du Vérificateur général entre 2004 et 2010, période durant laquelle Sidi Sosso Diarra dirigeait l'institution chargée, précisément, de contrôler l'usage des deniers publics par les administrations.

La Chambre d'accusation avait renvoyé les deux mis en cause devant la juridiction de jugement par un arrêt du 4 mars 2025, d'après le même journal. Plus de vingt mois se sont donc écoulés entre cet arrêt de renvoi et le délibéré de jeudi, qui fixe désormais la responsabilité pénale retenue par la Cour d'appel.

Le sursis signifie que la peine d'emprisonnement n'a pas vocation à être exécutée en détention, sauf révocation ultérieure. Les articles consultés n'indiquent toutefois pas si les deux condamnés ont quitté la maison d'arrêt après le prononcé du verdict, ni dans quels délais la mesure de mandat de dépôt a pris fin.

Plusieurs points restent en suspens. Aucune des sources ne rapporte, à ce stade, la réaction de la défense ou du parquet. Aucune ne fait non plus état d'un éventuel pourvoi en cassation, voie de recours qui demeure ouverte aux parties. Les modalités de recouvrement de la condamnation pécuniaire ne sont pas davantage détaillées.

Le Griot du Jour, d'après Le Soft et L'Essor

Réactions
(et retenues)

Un commerçant du Grand marché :

Le plafond du Mobile Money monte ; ma caisse, elle, réfléchit encore.

Un délégué à la revue UEMOA :

Cent quarante-neuf textes à examiner. Je propose un cent cinquantième : la pause.

Une supportrice des Aigles Dames :

L'Afrobasket chez nous en 2027 ? Je garde déjà ma place au premier rang.

Une mère de famille à Yanfolila :

Quand des parents arrivent, on agrandit la marmite, pas les discours.

Une chèvre de Bankass :

De novembre à mars, enfin un rendez-vous où c'est l'infirmier qui se déplace.

Petites annonces
de Bamako

  • Délégation cherche dossiers solides et valises légères pour Antalya, à partir du 9 novembre. Thème : financer l'adaptation. S'adresser aux communes intéressées.
  • Relecteur patient demandé pour 149 textes communautaires, revue annuelle UEMOA, Bamako. Lunettes et thermos fournis.
  • Vends porte-monnaie électronique, devenu plus spacieux depuis le 2 novembre. Fermeture éclair non incluse.
  • Troupeau de Bankass sollicite rendez-vous chez le vétérinaire, de novembre à mars. Pas de file d'attente souhaitée.
  • Paniers de basket cherchent filets neufs en vue d'une candidature à l'Afrobasket féminin 2027. Sérieux exigé.

Le journal, chaque matin à 6 heures.

MÉNAKA : LA CNDH CONDAMNE LES VIOLENCES

La Commission nationale des droits de l'Homme dénonce une résurgence des violences visant les civils dans le Nord.

Dans un communiqué publié lundi, la Commission nationale des droits de l'Homme (CNDH) condamne les violences visant les populations civiles dans la région de Ménaka, rapporte Le Soft. L'institution réagit à ce qu'elle décrit comme une résurgence de ces exactions dans le Nord du pays.

Sur le plan humanitaire, Studio Tamani signale que les besoins s'accentuent à Ménaka comme à Macina, dans la région de Ségou. De nouvelles familles déplacées y ont été accueillies cette semaine. Elles rejoignent les milliers de personnes enregistrées depuis les attaques contre les villages de Souleye et de Toua.

Le Soft

MOBILE MONEY : LA BCEAO RELÈVE LES PLAFONDS

De nouvelles règles s'appliquent depuis le 2 novembre aux utilisateurs de monnaie électronique au Mali.

La Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) a relevé les plafonds de monnaie électronique, rapporte Journal du Mali. Les nouvelles règles s'appliquent depuis le 2 novembre aux utilisateurs maliens de services de Mobile Money.

Le journal ne détaille pas, dans les éléments disponibles, les nouveaux montants autorisés. La mesure touche un service devenu central dans les paiements quotidiens et les transferts d'argent, sans que l'on connaisse encore son effet sur les usages des clients.

Journal du Mali

BANKASS VACCINE SES PETITS RUMINANTS

Plus de 900 000 têtes doivent être protégées contre la peste des petits ruminants d'ici mars 2027.

Une campagne de vaccination contre la peste des petits ruminants (PPR) a été lancée à Bankass, rapporte Studio Tamani. Plus de 900 000 animaux doivent être vaccinés entre novembre 2026 et mars 2027.

L'opération vise à prévenir l'apparition de la maladie et à freiner sa propagation dans le cheptel du cercle. Selon la radio, elle est organisée et financée par des partenaires dont l'identité n'est pas précisée dans les éléments disponibles.

Studio Tamani

Nouvelles d’Afrique

GUINÉE : L'ORPAILLAGE ARTISANAL SUSPENDU À SIGUIRI

Les autorités guinéennes ont suspendu l'orpaillage artisanal dans la préfecture de Siguiri, rapporte Studio Tamani. Selon Le Soft, ces mesures visent l'orpaillage clandestin. Conakry a justifié sa décision, sans que les éléments disponibles permettent d'en exposer les motifs. Elle entraîne le retour forcé de milliers d'orpailleurs étrangers, notamment maliens et burkinabè.

Côté malien, les autorités annoncent des mesures à Kouremalé, poste frontalier confronté à l'afflux, selon Studio Tamani. À Bamako, l'arrivée de ces ressortissants mobilise les services de l'État, indique Journal du Mali. Le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) suit ces mouvements vers la capitale, selon Le Soft.

Nouvelles du monde

COP31 : LE MALI EN QUÊTE DE FINANCEMENTS

La COP31, conférence des Nations unies sur le climat, s'ouvre le 9 novembre à Antalya, en Türkiye, rapporte Journal du Mali. Elle intervient un mois après l'annonce par le Mali de nouveaux objectifs climatiques, présentés comme sa contribution à l'effort mondial.

Selon le journal, l'enjeu central pour Bamako reste l'adaptation. Pour les producteurs et les communes, l'accès aux financements conditionne la mise en œuvre de réponses concrètes aux effets du changement climatique. Les négociations d'Antalya diront quelle part des fonds internationaux pourra leur parvenir.

Les chiffres qui piquent

  • Peine d'emprisonnement avec sursis infligée à Sidi Sosso Diarra et Amadou Diop5 ans
  • Condamnation pécuniaire prononcée contre les deux hommesPrès d'un milliard
  • Petits ruminants à vacciner contre la PPR dans la campagne de BankassPlus de 900 000
  • Période de la campagne de vaccinationNovembre 2026 – mars 2027
  • Vivres distribués par la mairie de Koulikoro le 4 novembre15 tonnes
  • Ménages vulnérables bénéficiaires de cette distributionPlus de 200
  • Date d'ouverture de la COP31 à Antalya9 novembre
  • Entrée en vigueur des nouveaux plafonds du Mobile Money2 novembre

Le mot du jour

« Plafond »
(nom masculin)

Limite haute qu'on fixe pour se rassurer, et qu'on relève dès qu'on s'y cogne la tête. Se dit d'une chambre, d'un salaire et, depuis peu, d'un téléphone.

Le jeu du Griot

Je protège sans être un mur, on m'apporte au troupeau de novembre à mars, et plus de 900 000 bêtes m'attendent à Bankass. Qui suis-je ?

Réponse dans l'édition de demain.

Réponse d'hier : 182 matchs.

Interview exclusive
d'une chèvre de Bankass

Q : On annonce plus de 900 000 petits ruminants à vacciner. Vous vous sentez concernée ?

R : Personnellement, oui. Statistiquement, un peu moins.

Q : La peste des petits ruminants vous inquiète ?

R : Je préfère qu'on en parle au vétérinaire plutôt qu'à moi au marché.

Q : La campagne court jusqu'en mars 2027. Vous patienterez ?

R : Je suis une chèvre. Attendre au même endroit, c'est mon métier.

Q : Un message aux éleveurs ?

R : Présentez-nous à l'heure. Nous, nous ne refusons jamais une piqûre qui protège.

Rions un peu !

Au grin, Moussa annonce : « Depuis le 2 novembre, mon portefeuille électronique peut contenir davantage. » Son voisin demande : « Et il contient quoi ? » Moussa : « De l'espoir, pour l'instant. »

Le sondage du grin

Avec les plafonds Mobile Money relevés, comment réglerez-vous vos achats ?

Hier, le grin a voté (1 voix) : De l'eau fraîche 0 % · Un poste de radio 0 % · Le nécessaire à thé 100 %

Le dessin du jour

par Le Griot

Ils rentrent de Siguiri. Préparons les nattes.
YANFOLILA KOUREMALÉ BIENVENUE AU PAYS

Devant le poste, le quartier apprend les nouvelles de Guinée et s'organise pour accueillir.

Phrase de sage

« La maison qui ouvre sa porte ne s'appauvrit pas : elle s'agrandit. »

— Sagesse populaire

En bref mais encore plus fort

  • Kita : les ONG PROMODEF et ERAD ont mené mercredi au Carrefour des jeunes une campagne sur les droits des jeunes filles.
  • Kokry : le CNIES a organisé mercredi une émission publique de sensibilisation sur le ver de Guinée et la bilharziose.
  • Ségou : une trentaine de journalistes suivent une formation de trois jours au droit international humanitaire.
  • Document de Bamako : remis le 29 octobre au Premier ministre, il propose une contribution religieuse à la prévention de l'extrémisme violent.
  • UEMOA : la phase technique de la douzième revue annuelle des réformes s'est ouverte le 4 novembre à Bamako.
  • Bamako : la police annonce avoir élucidé trois affaires de meurtres et d'assassinats, selon L'Essor.
  • Koro, Sandaré et Sofara : l'armée a mené des frappes contre des groupes terroristes, selon L'Essor.
  • Basket-ball : le Mali se porte candidat à l'organisation de l'Afrobasket féminin 2027.
  • JOJ Dakar 2026 : le nageur Younoussa Maïga termine sa compétition.

L’enquête du dimanche

Prix de la viande : la baisse s'est arrêtée à Gao, les étals de Bamako n'ont pas bougé

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Le Griot du Jour — Ce qui est dit ne meurt pas.

Sources de cette édition : Studio Tamani · Journal du Mali · Le Soft · L’Essor · Sahel Tribune · Sikafinance

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