Un groupe de jeunes hommes, sacs au dos, rassemblés devant un bâtiment, illustre l'arrivée au Mali de personnes venues de Guinée.
Photographie Studio Tamani
Près de 160 000 personnes refoulées de Guinée ont été recensées au Mali, selon le CECOGEC, cité par Le Soft. Environ 100 000 d'entre elles se trouvent dans le district de Bamako et près de 60 000 à Kourémalé. Le journal fait aussi état de six décès enregistrés. Les éléments disponibles n'en précisent pas les circonstances.
Samedi, le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, a présidé une réunion extraordinaire du Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes, rapporte l'AMAP. La séance portait sur le rapatriement des ressortissants africains refoulés de Guinée. Selon l'agence officielle, le gouvernement mobilise des moyens logistiques pour organiser ces retours vers les pays d'origine.
Ces départs font suite à la décision des autorités guinéennes de stopper les activités d'orpaillage clandestin sur leur territoire, explique Le Soft. Selon le Journal du Mali, les personnes concernées ont dû quitter plusieurs sites d'orpaillage de Siguiri. Elles rejoignent le Mali depuis le début de la semaine, et leur arrivée mobilise les autorités maliennes.
Le nouveau décompte représente environ le double du chiffre publié précédemment par Studio Tamani, qui faisait état de près de 80 000 entrées sur le territoire malien. Les articles consultés ne permettent pas de dire si l'écart tient au rythme des arrivées ou à la méthode de recensement. Le Soft qualifie Bamako de « hub de transit malgré lui ».
Dans le cercle de Kati, le préfet a apporté une réponse que l'AMAP qualifie de « forte et solidaire ». Elle s'adresse aux milliers de jeunes orpailleurs refoulés de Guinée et en transit au Mali, selon une dépêche datée du 7 novembre. L'agence évoque la détresse de ces jeunes. Les éléments disponibles ne détaillent pas la nature de l'aide fournie.
Les pays d'origine s'organisent également. Le gouvernement burkinabè a créé un comité chargé de coordonner les contributions volontaires en faveur de ses ressortissants de retour de Guinée, rapporte l'AMAP. Ce dispositif doit garantir la transparence et la traçabilité de l'aide recueillie. Les autres États concernés n'ont pas fait l'objet d'annonces comparables dans le corpus du jour.
Plusieurs questions restent ouvertes : le calendrier des rapatriements, la répartition de leur coût entre les États concernés et les conditions d'accueil à Bamako et à Kourémalé. Les articles consultés ne mentionnent aucune durée de prise en charge. Ils n'indiquent pas non plus si les autorités guinéennes ont prévu des mesures d'accompagnement pour les personnes évacuées des sites.